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Inondations du Gharb : Deux grands barrages en projet pour 2,15 Mds de DH
Publié dans Finances news le 11 - 02 - 2010

* Les travaux de construction de ces ouvrages devraient s’achever en 2014.
* La question des inondations du Gharb demeure structurelle et liée à la nature argileuse du sol et à l’abondance des eaux qu’il faut transférer vers les régions les moins loties.
Pour la deuxième année consécutive, le Gharb a été soumis à de fortes inondations. Plusieurs habitants de la région sont contraints d’abandonner temporairement leurs exploitations en attendant des jours meilleurs. A l’instar de l’année précédente, le gouvernement a annoncé une série de mesures pour venir en aide aux sinistrés, notamment un vaste programme de reconversion en cultures printanières pour combler le manque à gagner des agriculteurs. Pour les éleveurs, l’Etat a prévu d’autres mesures, en particulier l’approvisionnement adéquat en aliment de bétail et de fourrages. Malgré ces dispositions, une solution pour le long terme s’impose : l’édification de nouveaux grands barrages sur les principaux affluents de la région : l’oued Sebou et l’oued Beht.
«Le bassin hydraulique du Gharb dispose du plus fort débit des eaux de surface. Malgré leur grande capacité de stockage, les barrages de cette région sont saturés. Il est temps de programmer de nouveaux ouvrages pour lutter contre les inondations et d’utiliser ces ressources hydriques abondantes, qui sont déversées en mer, pour des usages plus pertinents, notamment l’irrigation, l’eau potable, la production d’électricité ou bien les détourner vers les régions plus arides», a souligné un responsable d’une association locale de développement humain à Sidi Slimane.
Les inondations de la région du Gharb ne datent pas d‘aujourd’hui. L’édification du barrage Al Wahda sur l’oued Ouergha, l’un des plus grands affluents de l’oued Sebou, avait fait croire que ces sinistres allaient cesser une fois pour toute. Cet ouvrage, qui est le plus grand du Royaume avec une capacité de stockage de plus de 3 milliards de m3, a permis de maîtriser le débit de l’oued Sebou mais la succession de deux saisons humides conjuguées à la nature des sols de la région, qui est moins absorbante, a entraîné une forte abondance des ressources hydriques.
D’après plusieurs spécialistes contactés à ce sujet, la construction de nouveaux barrages permettra aux Maroc de combler le déficit à deux niveaux. Le transfert de l’excédent hydrique vers les régions les moins loties ou à forte consommation comme l’Oriental ou la Chaouia-Ouardigha. Sur un autre volet, le fort débit des affluents du Gharb est recommandé pour la production de l’énergie électrique. En effet, le Maroc dans le cadre du programme de l’efficacité énergétique et du développement des énergies renouvelables, veut porter la part de l’énergie hydraulique à 20%. La question du coût ne devrait pas se poser puisque ce sont des investissements rentables sur le long terme.
Ce sont des milliards de m3 d’eau qui sont perdus dans la nature ou dans la mer. Des études avancent le chiffre de 1,5 milliard de m3 perdus par an en moyenne, soit 10% du potentiel hydrique national mobilisable. Ces crues causent de forts dégâts et érodent le sol. La création de nouveaux ouvrages s’avère une nécessité. «Les études sont réalisées et d’autres sont en cours pour l’édification de nouveaux ouvrages. D’ailleurs, de grands projet sont lancés dans la région», souligne-t-on à l’Agence du bassin du Sebou.
En effet, sous l’effet des inondations dans le Gharb, la Loi de Finances 2010 a avancé le lancement de deux nouvelles infrastructures hydrauliques avec une enveloppe budgétaire de 2,15 Mds de DH.
Il s’agit du complexe Mdez et Ain Timedrine sur le Haut Sebou, dans la province de Sefrou constitué de deux grands barrages, dont le plus grand a une capacité de stockage de 600 millions de m3. Ce complexe devrait nécessiter un investissement de 1,2 Md de DH. Il permettra la protection des zones situées en aval contre les inondations, la production moyenne annuelle de l’énergie électrique à hauteur de 332 Gwh et l’amélioration du volume régularisé au niveau du Haut Sebou pour le développement de l’irrigation dans le bassin. L’achèvement des travaux de ce complexe est prévu pour l’année 2014.
Le deuxième ouvrage concerne le barrage Ouljet Es Soltane sur l’oued Beht, dans la Province de Khémisset. Il permettra d’assurer une réserve de 250 millions de m3. D’un coût évalué à 950 MDH, cet ouvrage hydraulique permettra de régulariser, au moyen d’un volume supplémentaire de 47 millions de m3, les apports de l’oued Beht en vue d’irriguer le périmètre de Sidi Slimane et d‘alimenter en eau potable les villes de Khémisset et de Tiflet. La réalisation de ce barrage est programmée pour l’année 2013.
«La question des inondations dans le Gharb est structurelle. Les ouvrages hydrauliques ne peuvent que limiter les dégâts. On ne peut pas vider totalement les barrages de la région en été, et on ne peut pas prévoir l’évolution pluviométrique de la saison qui suivra. Car le rôle d’un barrage n’est pas uniquement limité à la lutte contre les crues, il a aussi un rôle en matière de mobilisation de l’eau d’irrigation, de l’eau potable ou de la production de l’énergie électrique», souligne notre interlocuteur de l’Agence du bassin du Sebou, précisant qu’il «faut des endiguements le long de l’oued Sebou car, avant 1980, le débit du fleuve était de 1.600 m3/s ; à présent, il est descendu à 800 m3/s». Il a précisé que «la lutte contre l’inondation est un travail d’ensemble qui ne concerne pas uniquement les autorités chargées de l’hydraulique, c’est aussi un programme qui a trait à l’aménagement du territoire et à d‘autres domaines.


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