Des désaccords entre les rebelles et l'ONU au Yémen empêchent jusqu'à présent l'inspection et la réparation d'un pétrolier abandonné au large de ce pays, les Nations unies avertissant que le tanker pourrait exploser et provoquer une marée noire. Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, est profondément préoccupé par l'état du pétrolier SAFER amarré sur la côte occidentale du Yémen et appelle à une évaluation de la situation, a indiqué vendredi le porte-parole de l'organisation internationale, lors de son point de presse quotidien. Vieux de 45 ans et contenant 1,1 million de barils de brut, le FSO Safer est ancré depuis 2015 au large du port de Hodeida (ouest), à une soixante de km des premières zones habitées dans le pays en guerre entre pouvoir et rebelles Houthis depuis 2014. Le port est contrôlé par les Houthis qui avaient finalement donné le feu vert mi-juillet aux experts de l'ONU pour inspecter le pétrolier mais ceux-ci attendent toujours une autorisation écrite pour pouvoir s'y rendre. Une fuite de pétrole dans la mer Rouge dégraderait gravement les écosystèmes dont dépendent 30 millions de personnes dans la région. Elle forcerait en outre la fermeture du port de Hodeïda pendant plusieurs mois, avec le risque d'aggraver la crise économique déjà sérieuse que vit le Yémen et de barrer l'accès de millions de gens à la nourriture et autres biens de première nécessité.