Le propriétaire de l'usine de textile, qualifiée d'atelier "clandestin" ou "illégal" au sein duquel 29 personnes ont trouvé la mort, emportées par les inondations en février 2021, a été condamné à 1 an et demi de prison ainsi que 1.000 dhs d'amende par le tribunal de première instance de Tanger, rapporte Seddik Benzina, correspondant de 2M à Tanger. Aussi, la société Amendis a été condamnée à une amende de 200.000 dirhams en guise de dédommagement à chacune des victimes. Le propriétaire de l'usine en question avait créé un atelier de confection textile dans la cave d'une villa du quartier Hay Alinas, dans la zone d'El Mers. Près de 130 personnes y étaient employées dans un irrespect total des mesures de sécurité les plus basiques. #Tanger: 28 morts, c'est le bilan de la tragédie survenue dans une unité clandestine de textile. Des dizaines de personnes ont été encerclées par les eaux pluviales dans une cave. Le propriétaire a été interpellé et une enquête ouverte pour définir les responsabilités. Reportage. pic.twitter.com/Mhs6RsOPEl — 2M.ma (@2MInteractive) February 8, 2021 Alors que des pluies diluviennes s'abattaient sur la ville de Tanger en février 2021, ce sont 29 de ces 130 salariés qui ont en fait les frais. Les eaux ont envahi le sous-sol où était installée l'usine, et beaucoup ont été encerclés, incapables de se sauver, selon un communiqué de la wilaya de la région Tanger-Tétouan-Al Hoceima diffusé après le drame. Les fouilles pour retrouver les corps des personnes décédées ont pris près de deux jours. Le propriétaire de l'usine a été arrêté par les autorités compétentes aussitôt que sa sortie de l'hôpital où il recevait des soins, et c'est le mercredi 8 décembre que le Tribunal de première instance de Tanger a rendu son verdict pour les chefs d'inculpation suivants : "avoir causé la mort sans intention de la donner et des blessures involontaires, à cause du non-respect des lois en vigueur et la violation de l'état d'urgence sanitaire, l'ouverture d'une entreprise sans permis, l'exploitation de mineurs sans autorisation et le non-respect des conditions d'hygiène et de sécurité au sein de l'entreprise". Ce tragique évènement avait provoqué un tollé parmi les Marocains, qui ont appelé les autorités compétentes à renforcer les contrôles et les lois en vigueur concernant le respect des règles de sécurité en milieu de travail. Par conséquent, SM le Roi Mohammed VI avait directement interrogé le ministre de l'Intérieur au sujet de ce drame des mesures qui ont été prises afin d'éviter la reproduction d'évènements similaires, lors du conseil des ministres du 11 février 2021.