L'Inspection générale de la police nationale (IPGN) a été saisie par le parquet de Rouen jeudi 16 janvier après qu'une plainte a été déposée à la fin du mois de décembre dernier. Elle a été déposée par un policier rouennais contre ses collègues de l'Unité d'assistance administrative et judiciaire (UAAJ), rapportent plusieurs médias. La plainte a été déposée pour « injures à caractère racial », « incitation à la haine » et « diffamation ». Selon les mêmes sources. Depuis la dénonciation des faits, une enquête administrative a également été ordonnée par la hiérarchie policière. A l'origine de cette affaire, une discussion via la messagerie instantanée WhatsApp entre une douzaine de policiers faisant tous partie de la même unité. La victime aurait ainsi aperçu lesdits messages sur le téléphone portable d'un collègue et compris que c'était lui qui était au cœur de ces échanges. Questionnant le propriétaire du téléphone, celui-ci lui a alors montré le fil des discussions dont il était notamment la cible. « Il n'y a pas à tourner autour du pot, il s'agit de propos racistes et haineux tenus envers ce fonctionnaire. Mais ce n'est pas tout : d'autres messages tout aussi haineux, tout aussi racistes, homophobes, xénophobes, concernent les personnes dont ces policiers ont la charge au palais de justice », fustige une source judiciaire, citée par Paris Normandie. « Dans ces conversations WhatsApp, on retrouve toute une litanie de propos qui donnent la nausée tellement c'est répugnant. Il y en a des pages et des pages », poursuit la même source. « C'est du type : arabo-négroïde, une blanche qui fréquente un noir se voit qualifiée de pute à nègre — une insulte acronymisée en "PAN"—, un noir ne fera jamais du aussi bon boulot qu'un blanc, pute à bougnoule... » (sic). En plus de ce fonctionnaire, d'autres personnes étaient visées dans ces conversations notamment certaines magistrates. L'une d'entre elle a notamment été qualifiée de « vieille peau ». Chacun des policiers ayant pris part aux conversations a été convoqué pour manquements à la déontologie. « Le fonctionnaire, qui a déposé plainte, a été affecté dans un autre service à sa demande, les autres sont, pour le moment, toujours en poste en attendant les suites données à ce dossier », a ainsi fait savoir le commissaire divisionnaire Eric Maudier, directeur départemental adjoint de la Sécurité publique (DDSP) de Seine-Maritime.