Les robes noires ont envahi ce vendredi 19 juin, le grand espace du tribunal de première instance de la métropole. Il s'agit des avocats de Casablanca qui ont protesté en pleine crise sanitaire du Covid-19, contre l'évacuation « abusive » et « anormale » du bureau de l'un de leurs confrères, qui n'a pas été avisé par les autorités compétentes. Le point. Photo : Mounir Mehimdate Les faits remontent au mardi 16 juin, lorsque l'avocat Casablancais s'est rendu à son bureau, qui se trouve selon une source de Hespress Fr au boulevard Rahal Meskini, et a découvert que la porte de son lieu de travail était cassée et des documents et dossiers de clients éparpillés. Le bâtonnier de l'Ordre des avocats de Casablanca, Hassan Birouaine a expliqué dans un communiqué que l'opération d'évacuation du bureau s'est faite de façon « anormale », en l'absence de l'avocat concerné et sans tenir compte des dispositions légales et procédurales en vigueur. Selon notre source, le bâtiment où se trouve le cabinet de l'avocat concerné menace ruine, raison pour laquelle une décision d'évacuation a été prise par le président de la commune de Sidi Abel your, en date du 11 mars 2020, approuvée le 12 juin par le gouverneur de la préfecture d'arrondissements de Casablanca-Anfa. Cependant, aucune notification pour une opération d'évacuation n'a été adressée à l'avocat en question, ni au bâtonnier et au procureur du roi. Photo : Mounir Mehimdate Plusieurs infractions qui ont poussé les robes noires à envahir le grand espace devant le tribunal de première instance de la métropole et la préfecture d'Anfa, exigeant des responsables de la ville un «dédommagement » surtout « qu'il s'agit d'une profession où le secret professionnel est important, de même que les dossiers des clients qui restent confidentiels ». Le bâtonnier de l'Ordre des avocats de Casablanca a indiqué à Hespress que leur protestation intervient suite au « non-respect des exigences de l'article 59 de la loi réglementant la profession d'avocat, mais aussi pour protéger la profession », notant que le dernier paragraphe de l'article 59 de la loi précitée précise que « la règle d'évacuation d'un cabinet d'avocat ne peut être appliquée qu'après en avoir informé le bâtonnier et pris les mesures nécessaires pour protéger les intérêts de ses clients ». Photo : Mounir Mehimdate Ainsi, et face à cette action que les avocats jugent « inacceptable » de la part des autorités et surtout qu'ils considèrent que leur bureau est protégé par une sorte « d'immunité » vu l'aspect confidentiel qui caractérise la profession, le ministère de l'Intérieur a annoncé jeudi 18 juin, l'ouverture d'une enquête administrative à ce sujet à travers l'Inspection générale de l'administration territoriale. Photo : Mounir Mehimdate