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Nasser Zafzafi en grève de la faim hospitalisé suite à une hypoglycémie
Publié dans Hespress le 20 - 02 - 2021

Le leader du mouvement du Rif (Hirak), Nasser Zafzafi, arrêté et condamné fin mai 2017 à 20 ans de prison pour « Complot et atteint à la sécurité de l'Etat » en plus d'autres accusations telles que « rébellion et la participation à des manifestations illégales au Maroc » a été transporté à l'hôpital. Cet évènement intervient après que son état de santé se soit détérioré suite à une grève de la faim entamé dimanche dernier dans la prison de Tanger 2 où il est détenu avec Mohamed Jelloul, un autre militant du Hirak condamné à 10 ans de prison pour les mêmes chefs d'accusation que Nasser Zafzafi.
Dans une conversation téléphonique avec le journal espagnol El Mundo, le père de l'activiste emprisonné, Ahmed Zafzafi a déclaré au quotidien que mercredi dernier « mon fils qui fait une grève de la faim a fait un malaise hypoglycémiant en buvant de l'eau non sucrée parce que le mélange lui donne la nausée ». Il aurait été découvert inconscient sur le sol de sa cellule et saignant du nez selon Zafzafi père, par un gardien de prison au moment où ce dernier s'apprêtait à lui annoncer la visite de ses avocats. Selon son père, suite à sa chute où il s'est cogné sur le nez, il aurait saigné une heure et vingt minutes durant. « Grâce à Dieu et à la providence (visite des avocats) mon fils est toujours en vie mais sa santé est assez dégradée », a déclaré Ahmed Zafzafi à El Mundo. Il a poursuivi en disant que « Malgré la douleur que la grève de la faim me cause en tant que père et l'état de santé dans lequel il se trouve, je connais mon fils et il n'arrêtera pas la grève de la faim tant que ses revendications ne seront pas satisfaites en prison ». Ces demandes impliquent la réunification de tous les prisonniers politiques rifains dans la même prison et des améliorations dans l'espace de détention.
De son côté, la Direction générale de l'administration pénitentiaire et de la réinsertion (DGAPR) a publié un communiqué à ce sujet affirmant que vendredi 12 février 2021, la direction du pénitencier de Tanger 2 a reçu une communication des détenus du Hirak les informant « de la décision d'entamer une grève de la faim « sans en préciser les raisons » , le communiqué a en outre indiqué, que « les deux détenus ont annoncé qu'ils ne renonceraient pas à leur décision et qu'ils refusaient de dialoguer avec toute partie, que ce soit la direction de la prison, l'administration régionale ou centrale, ou tout autre contact ou autorité de haut niveau « et » tant bien même que la direction de la prison de Tanger 2 aient autorisé les détenus (NZ) et (MJ) de jouir pleinement de tous les droits que leur garantis la loi, et qu'elle ait accédé à certaines de leurs demandes de nature humaine, dans le cadre de la préservation des liens familiaux et sociaux, ces deux détenus ont présenté avoir exprimé leur intention d'entamer une grève de la faim ». « La délégation se décharge pleinement des effets sur la santé qui pourraient résulter de ce comportement insensé », conclut le communiqué. Mohamed Hakki (prison de Larache), Samir Ighid et Zakaria Adahchour (prison de Berkane), et Nabil Ahmjik (prison d'Oujda), ont rejoint le mouvement de la grève de la faim lancé par Zafzafi et Jelloul à partir de la prison de Tanger.
Cela étant, après s'être vainement voué aux instances gouvernementales à des fins de libération de son fils, Ahmed Zafzafi espère une grâce royale au profit des 24 membres du mouvement encore en détention dans les prisons du nord du pays. Dans une vidéo live diffusée sur Facebook, Ahmed Zafzafi a sollicité le roi Mohammed VI et a demandé son intervention afin de libérer son fils et les autres détenus, qui ont purgé une bonne partie de leur peine. « J'en appelle au Chef de l'Etat, afin de libérer les 24 détenus du Hirak. Ils ont enduré assez de souffrances jusqu'à présent », a affirmé le père de Nasser, qui venait d'être interdit de parler à son fils au téléphone. « Est-ce que le directeur général des Administrations pénitentiaires est au courant de cet incident ? », a-t-il lancé, avant que la mère de Nasser ne prenne le relais en interpellant les autorités : « Nous aimons notre patrie, et nous n'avons jamais évoqué la sécession. C'est vous qui cherchez la sécession et qui nous avez accusé à tort. Nous sommes chez nous et nous n'avons nulle part où aller. Nos enfants ont revendiqué leurs droits et non la sécession » a indiqué un média de la place.


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