Clubhouse... est une start-up américaine qui avec 700 000 salles créées chaque jour, est devenue le lieu propice en audio SVP, à la découverte, à la formation et au débat d'idées sur de nombreux thèmes avec des sujets abordés dépassant largement le domaine high-tech ou de la culture pour se confondre avec une multitude d'autres centres d'intérêt qui ne sont pas tous si innocents. Des créateurs passionnés et même plus, de Clubhouse n'ont de cesse de concevoir des contenus pertinents, voire dangereux et qui parfois dépassent la déontologie pour alimenter au mieux, des communautés tout en transmettant leurs savoirs dans tous les domaines y compris ceux fatals comme le terrorisme. À s'interroger, jusqu'où peut aller la liberté d'expression puisque c'est d'elle qu'il s'agit ici ? Agé de deux ans, Clubhouse dispute le vedettariat avec ses célèbres aînés, mais vouloir jouer dans la cour des grands n'est pas donné à tout le monde. Au petit jeu de la concurrence les GAFA et dérivées auront vite fait de trouver la parade. Twitter, Facebook et WhatsApp pour ne citer que cela prennent Clubhouse à son propre jeu. Copie c Copie v et v'là le concept qui repose sur le chat vocal comme unique vecteur de communication, commun, pour ainsi jouer de la redondance, à tous. Inévitablement c'est une part de marché devenue par la force des choses partagée. En perte de vitesse, donc la start-up tente de rallier à sa cause de nouveaux utilisateurs et utilisatrices sur son application, en tentant une opération séduction auprès de tous et n'importe qui. Forcément les mauvaises rencontres on n'y échappera pas. Du coup, la plupart des salons gravitent plus ou moins directement autour des thématiques liées à tout le domaine, dont ceux de la violence, de la haine et de la barbarie. Pour nous autres, au Maroc, depuis une dizaine de jours on assiste sur cette plateforme à une campagne de dénigrement et le mot est vraiment faible de la part de lobbys algériens et autres dont d'exemple infime, ce non moins modérateur Atif Samih un Egyptien qui ne nous veut que du bien en animant moult « private rooms » où les insultes, le dénigrement, incitations à la révolte, voire les appels à l'assassinat et la mise à mort de citoyens marocains, la radicalisation et l'appel au jihad pleuvent et on ne vous dit pas pour ce qui est de la sacralité cela se perd dans tous les sens. Pourtant, les conditions d'utilisation du Clubhouse interdisent les comportements « immoraux, racistes ou discriminatoires » fondés sur « la race, l'origine ethnique, l'origine nationale, la caste, l'orientation sexuelle, le genre, l'identité de genre, l'appartenance religieuse, l'âge, le handicap ou une maladie grave ». Question pour ne pas mourir bête, à ce trop de liberté qui tue la liberté. Peut-on, au nom de la sacro-sainte liberté d'expression, impunément accepter le discours de haine et ses formes d'expression qui prônent, encouragent, promeuvent ou justifient la haine, la violence, la discrimination envers une personne ou un groupe de personnes pour quelques raisons soient-elles ? Non, car cela menace gravement la cohésion de la société démocratique, la protection des droits de l'homme et l'Etat de droit. Et nous y sommes ! À chaque fois le Royaume se fait épingler par des ONG pour ça . Ces dernières préconisent cette forme de pensées, qui souvent débouchent sur des actes de violence et sur des conflits à plus grande échelle. Jusqu'où pourra-t-on aller et où se situe la frontière entre la tolérance et l'interdiction pénale qui s'impose, quand le discours de haine incite publiquement à la violence envers des personnes ou des groupes de personnes ? Certes, les sanctions pénales doivent être une mesure de dernier recours, mais, encore faut-il, savoir tenir le juste milieu entre la lutte contre le discours de haine d'une part et la préservation de la liberté d'expression d'autre part. Cependant, les restrictions imposées au discours de haine ne devraient pas servir non plus à faire taire les minorités ni à supprimer toute critique des politiques officielles, de l'opposition politique ou des convictions religieuses. Pour en revenir à cette forme de radio libre du Clubhouse où tous les salons ne sont pas à jeter pour ne pas dire à bannir, disons simplement pour illustrer cette situation, qu'alors que les Américains pliaient bagages d'Afghanistan pour s'en retourner à leur « sweet home » et que les talibans balayaient l'Afghanistan, certains membres et porte-parole de ce « groupe terroriste », devenu par la force et la faiblesse des choses seul et unique maître du pays, prenaient plaisir à se connecter à Clubhouse à coordonner leurs actions, lancer des messages de propagande, couper la parole aux opposants, inciter à la haine de l'Occident... grâce à cette application de médias sociaux à la mode, basée sur l'audio. Clubhouse ! Peut beaucoup mieux faire.