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Appels à ne pas extrader Yidirisi Aishan, son avocat explique
Publié dans Hespress le 17 - 12 - 2021

La Cour de cassation du Royaume du Maroc a donné son aval, mercredi à l'extradition d'un Chinois Yidiresi, Aishan (Idrissi Hassan) 34 ans, membre de la minorité musulmane des Ouïghours qui avait été, arrêté le 19 juillet à son arrivée à l'aéroport Mohammed V de Casablanca en provenance de Turquie.
Recherché pour « des actes terroristes, accusé d'adhésion à un groupe terroriste, appelé « Mouvement islamique du Turkestan oriental » », il avait été appréhendé sous le grief d'une notice rouge d'Interpol (13 mars 2017, suspendue en août 2021) dont il faisait l'objet et qui avait été émise à la demande de Pékin.
La décision de la Cour de cassation a suscité de nombreuses controverses et nombre d'experts des droits de l'homme de l'ONU ont invité, ce vendredi, l'exécutif marocain à suspendre sa décision d'extrader Yidiresi Aishan vers la Chine où il risque de graves violations des droits humains, notamment la détention arbitraire, la disparition forcée, ou la torture et d'autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants.
Cette décision a également ébranlé les ONG marocaines actives dans le domaine des droits de l'homme qui ont appelé à l'annulation de l'extradition, à un moment où Abdellatif Ouahbi, ministre de la Justice, a déclaré à Hespress que la décision d'extrader ou non relevait de « l'autorité judiciaire ».
Ainsi, Niels Meltzer, Mary Lawlor, Fernand de Varennes et Fionnuala Ni Aolain, respectivement, rapporteur onusien spécial sur la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants, rapporteuse spéciale sur la situation des défenseurs des droits de l'homme, rapporteur spécial sur les questions relatives aux minorités, rapporteuse spécial sur la promotion et la protection des droits de l'homme et des libertés fondamentales dans la lutte antiterroriste, ont exprimé leur inquiétude quant à la décision de la Cour marocaine de cassation, qui donne l'approbation de remettre Aishan à la Chine.
Aussi ont-ils appelé à la nécessité de l'annuler, « par crainte de graves violations des droits de l'homme » considérant, « ce qui constitue une contravention grave de l'interdiction absolue du refoulement en vertu du droit international des droits de l'homme et des réfugiés », Pour ces experts, «en tant que demandeur d'asile au Maroc, Aishan devrait être protégé de toute forme d'extradition ou de retour forcé vers la Chine, jusqu'à ce que son statut de réfugié soit décidé ».
Les experts de l'ONU avaient précédemment exprimé leurs préoccupations concernant cette affaire au gouvernement marocain (El Otmani), en août 2021, et poursuivront le dialogue avec les nouvelles autorités pour assurer le plein respect de l'interdiction absolue du refoulement en vertu du droit international des droits de l'homme et des réfugiés.
Ils ont de même indiqué que l'existence d'une convention bilatérale d'extradition, ainsi que les assurances diplomatiques, lorsqu'elles sont fournies, ne libèrent pas les Etats de leurs obligations en vertu du droit international des droits de l'homme et des réfugiés, en particulier le principe de non-refoulement.
Ce qu'en dit son avocat
Cela étant, Maître Miloud Kandil, avocat de Yidrissi, sollicité par Hespress.fr, s'est dit « surpris par la décision de la Cour de cassation, surtout après l'annulation de la notice rouge d'Interpol ».
« En toute logique, mon client aurait dû ressortir libre. La défense a plaidé pour sa liberté au regard de la décision d'Interpol qui annulait la notice rouge », a-t-il dit.
Et Maître Kandil de poursuivre: « En fait la Cour de cassation n'a en sorte, que donné son avis. La décision finale d'extrader ou non, Yidiresi Aishan, reste après tout, aux mains de l'Exécutif marocain, car en vérité c'est une décision politique ».
Selon l'avocat, « la Cour a en fait statué sur ce cas en fonction des données qu'elle possédait et s'en est, remise à l'accord ou traité en date du 16 mai 2016 entre la République de Chine et le Royaume du Maroc qui stipule que si une extradition est demandé par une partie, l'autre doit s'y plier ».
Maintenant, soutient-il, « si cet accord se doit d'être respecté ou non, c'est un débat qui n'appartient pas à la Cour ».
Le juriste exprime également des inquiétudes quant au devenir de Yidrissi s'il est extradé. « Nous craignons énormément pour notre client car c'est une mort certaine qui l'attend à son arrivée en Chine« , déplore Me Miloudi Kandil, qui précise que Yidiresi Aishan « est un sympathisant de la communauté indépendantiste des Ouïghours dans la province chinoise du Xinjiang. Pour la Chine, tous ceux qui s'y disent musulmans sont des terroristes. Or le seul tort de mon client c'est d'être musulman justement ».
Maître Miloud Kandil reste cependant confiant quant à une décision politique pour ce qui est de la demande d'extradition et conclut, « Nous espérons vraiment qu'une décision politique soit prise et nous sommes persuadés que la raison l'emportera. Il y a va de la crédibilité de notre pays car c'est dans son intérêt de défendre le droit à la vie, aux yeux du monde ».
Or, on sait l'importance que le monde occidental et les Etats-Unis en particulier accordent au dossier Ouïghour. Selon l'organisation de défense des droits humains, Amnesty International considère que le Chinois, Yidiresi Aishan, arrêté au Maroc « court le risque grave d'être placé en détention arbitraire et torturé s'il est transféré de force vers la Chine, or selon le principe de non-refoulement, nul ne doit être renvoyé vers un pays où il encourrait un risque réel ».
AI rappelle que plus d'un million de Ouïghours, minorité principalement musulmane sont ou ont été détenus dans des camps de rééducation politique.


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