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PLF 2025 : le PJD critique la légitimation des jeux de hasard
Publié dans Hespress le 11 - 11 - 2024

Face aux récentes évolutions politiques, sociales et économiques que traverse le Maroc, le Parti de la Justice et du Développement (PJD) a tenu, ce lundi 11 novembre, une conférence de presse pour pour analyser la situation et réagir aux enjeux actuels. Parmi les principales modifications proposées au projet de loi de finances 2025, dans le cadre de la procédure de discussion détaillée à la Chambre des représentants, le PJD a appelé à l'introduction d'un amendement visant à « soutenir les causes de la nation », et critiqué la légitimation des jeux de hasard dans le PLF.
Le premier amendement propose, selon Abdellah Bouanou, président du groupe parlementaire du PJD, de « transférer le solde du Fonds de soutien du Maroc au peuple palestinien à la fin de chaque mois de janvier à l'Agence Bayt Mal Al Quds Acharif, afin de lui permettre de disposer de crédits pour financer des programmes et des projets dans divers secteurs à Jérusalem. Cela, en raison de ses missions de préservation du patrimoine religieux et civilisationnel de Jérusalem, de protection des droits arabes et islamiques dans la ville sainte et du renforcement de la résilience de ses habitants« .
Bouanou a souligné à cet égard que « la situation actuelle, marquée par la poursuite de l'agression israélienne à Gaza, nécessite de raviver ce fonds, créé sous le règne de feu Hassan II« .
Le député a, en outre, insisté sur les « priorités manquantes » dans le PLF 2025, notamment « la question de l'eau, soulevée dans le discours royal à l'occasion de l'anniversaire de la fête du Trône« , « des mesures concrètes pour soutenir et stimuler l'emploi« , ainsi que « l'absence de mesures pour la réforme des retraites, la lutte contre la corruption et l'assainissement de la vie publique », sans oublier « les modalités d'application de la loi-cadre pour la réforme des institutions publiques« .
© Mounir Mehimdate
Dans son analyse du PLF 2025, le PJD a également critiqué, , la « légitimation des gains et profits des jeux de hasard « , affirmant que cela est « inconstitutionnel, car contraire aux principes inscrits dans la Constitution, qui promeut une éducation saine des familles marocaines, désormais fragilisées par ce fléau« .
Les modifications proposées par le PJD au PLF 2025 s'élèvent à 127 amendements. Ces derniers concernent plusieurs domaines : « le respect de la Constitution et des lois » (18 amendements), « l'amélioration des revenus des classes moyennes et le soutien au pouvoir d'achat » (31 amendements), ainsi que « l'attention portée à l'environnement et aux énergies renouvelables » (13 amendements). En outre, 11 amendements portent sur la préservation de la santé publique, et 8 autres sur la « protection des produits nationaux« .
En ce qui concerne « l'incitation à l'emploi« , Bouanou a précisé que 15 amendements ont été proposés. Il a souligné que « la feuille de route pour la promotion de l'emploi, telle que proposée par le gouvernement, reste floue en termes de mesures concrètes, et qu'elle n'est pas présentée de manière directe dans les priorités et orientations du PLF 2025« .
« Nous constatons également la gravité de la fin des programmes 'Forsa' et Awrach lancés en 2022 et 2023, ainsi que du programme 'Ana Moukawil' lancé en juin 2023′′. Dans ce cadre, Bouanou a proposé plusieurs mesures pour « stimuler l'emploi », notamment « un allégement de la charge fiscale pour les associations, qui assument déjà les autres charges fiscales fixées par le code général des impôts« , a-t-il ajouté.
Le parti de la Lampe a en ce sens appelé à la mise en œuvre de l'engagement gouvernemental, annoncé lors du lancement de la stratégie nationale de numérisation, en adoptant des mesures incitatives pour les entreprises opérant dans le secteur numérique, afin de créer 240.000 emplois.
©Mounir Mehimdate
Sur un autre registre, Bouanou a mis l'accent sur l'importance d'augmenter "de 300 millions de dirhams les recettes provenant des accidents de travail, afin de garantir les crédits nécessaires à l'indemnisation de ces accidents« .
Concernant la politique fiscale, il a suggéré de « réformer le système d'imposition sur les revenus des classes moyennes et de soutenir le pouvoir d'achat« , notamment en supprimant les pensions et revenus de vieillesse de la liste des revenus soumis à l'impôt sur le revenu. Il a également préconisé de modifier l'impôt sur le revenu de manière à garantir une justice fiscale, une meilleure répartition des charges fiscales et à réduire les inégalités économiques entre les catégories sociales, tout en augmentant les déductions fiscales pour les charges familiales, dans le but d'améliorer le pouvoir d'achat des familles marocaines.
Le PJD a proposé que les mesures visant à améliorer les revenus incluent « la possibilité pour les bénéficiaires du Fonds de protection sociale et de la cohésion sociale de cumuler les bénéfices des programmes existants« , ainsi que « l'attribution d'un soutien financier à hauteur de 20% des fonds alloués dans le cadre du Fonds de développement rural et des zones montagneuses, pour soutenir les petits agriculteurs et élargir leur classe moyenne ».
Le parti a aussi recommandé « d'augmenter le minimum des pensions pour qu'il ne soit pas inférieur au salaire minimum, afin de préserver la dignité de cette catégorie sociale après une longue carrière« , soulignant l'importance de « promouvoir les jeunes mariés dans l'achat d'un logement principal par un prêt sans intérêt pour encourager le mariage et la construction d'une famille« .
©Mounir Mehimdate
Le PJD a, de même, présenté trois amendements concernant l'attention portée aux Marocains du monde. En ce qui concerne le chantier de « l'intégrité et de la transparence« , le parti a insisté sur le fait qu'il faut encore une volonté et une action gouvernementales fortes, recommandant dix amendements dans ce domaine.
Le discours de Bouanou lors de la conférence a également énoncé des critiques sévères, notamment à l'égard du « manque de sérieux » du gouvernement dans la lutte contre la corruption, l'enrichissement illicite et l'assainissement de la vie publique. Il a appelé l'Exécutif à « mettre en place le principe de justice fiscale en intégrant les entreprises de pétrole, de télécommunications et de ciment, qui exercent en situation de monopole et réalisent des bénéfices importants, dans la catégorie des entreprises imposées à un taux de 40%« .
Dans le domaine de la promotion de l'intégrité et de la transparence, les députés du PJD ont proposé l'instauration "d'une taxe exceptionnelle sur les entreprises réalisant des profits exceptionnels, conformément à la recommandation du Conseil de la concurrence et en s'inspirant des expériences de pays voisins« , tout en « reportant la contribution libératoire sur les revenus jusqu'au 31 décembre 2025« .
©Mounir Mehimdate
Les principales modifications concernant la « protection des produits nationaux » ont porté sur « la garantie de la sécurité souveraine nationale en protégeant l'industrie locale des médicaments et en supprimant la mesure gouvernementale réduisant les droits de douane sur les médicaments fabriqués localement« . Le PJD a aussi demandé « la suppression de la disposition du projet de loi de finances 2024 visant à réduire les droits de douane de 40% à 30% pour tous les produits soumis à un droit de douane de 40%« .


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