Hespess FR a appris qu'Aziz Akhannouch a décidé de ne pas briguer un troisième mandat à la tête du Parti du Rassemblement National des Indépendants (RNI), ouvrant ainsi la voie à un successeur. Le nouveau président du parti sera désigné lors du prochain congrès extraordinaire. Le chef du gouvernement, Aziz Akhannouch, a annoncé ce dimanche qu'il ne compte pas briguer un troisième mandat à la tête du Parti du Rassemblement national des indépendants (RNI), pas plus qu'il ne se présentera aux élections législatives prévues en septembre 2026. Dans une déclaration accordée à Hespress, Aziz Akhannouch a expliqué vouloir céder la place à un successeur à l'occasion du congrès extraordinaire du « parti de la colombe », prévu le 7 février prochain à El Jadida. Selon lui, le RNI dispose aujourd'hui de structures solides et suit une trajectoire claire, ce qui rend inutile toute prolongation de son maintien à la présidence du parti. « J'ai consacré dix ans de ma vie au parti. Le moment est venu de passer le flambeau à d'autres, même si certains souhaitent que je reste », a-t-il indiqué, précisant avoir convaincu ses interlocuteurs de l'importance de renvoyer une image positive du fonctionnement démocratique interne du RNI. Le chef du gouvernement a estimé que l'heure était venue d'offrir à d'autres cadres l'opportunité de diriger le parti, laissant au congrès le soin de désigner librement le prochain président. Il convient de noter que cette décision a été portée à la connaissance du bureau politique hier samedi, lors de sa réunion tenue à Rabat. Malgré les réticences exprimées par certains membres, Aziz Akhannouch a maintenu sa position, faisant savoir qu'elle était irrévocable. Lors de cette même réunion, il a également écarté toute révision du règlement intérieur du parti, lequel limite la présidence à deux mandats. Une règle qu'il juge nécessaire, estimant que la démocratie « a besoin de sang neuf pour renforcer la confiance des électeurs et rompre avec la logique des leaderships éternels ».