Solide, étouffant et d'une rigueur tactique implacable, le Maroc s'est imposé comme la référence absolue du football africain après sa victoire contre le Nigeria. Face à la meilleure attaque du tournoi, les Lions de l'Atlas ont livré une démonstration défensive et collective exceptionnelle, limitant les Super Eagles à deux tirs. Voici l'analyse du succès marocain. Le Maroc a réussi l'étonnant et improbable pari de se retrouver en finale de la CAN 2025, une étape qu'il n'avait plus connue depuis 2004. Sous la direction de Walid Regragui, qui faisait partie de l'équipe nationale qui avait joué la finale contre la Tunisie, les Lions de l'Atlas touchent un rêve du bout des doigts. Mais même si le Maroc était donné comme l'un des favoris de ce tournoi depuis le début étant donné son classement FIFA et son succès découlant de sa performance en Coupe du monde 2022, personne ne pariait sur lui contre des adversaires comme le Cameroun et encore moins contre le Nigeria. Selon le spécialiste du foot Wiloo, le Maroc mélange discipline collective et qualité individuelle en plus d'une intelligence tactique guidée par Walid Regragui, faisant de lui fune équipe redoutable, bien au-delà du cadre africain. Les Lions de l'Atlas apparaissent désormais comme un sérieux « problème » pour toutes les grandes nations, avec en ligne de mire la Coupe du monde 2026. Les fans du foot sont restés choqués de la performance du Maroc contre le Nigeria, considérée comme la meilleure attaque du tournoi, une machine à marquer de 14 buts portée par le duo Osimhen-Lookman. Au terme de 120 minutes de suffocation, les Super Eagles n'ont produit que deux petits tirs pour un xG (Expected Goals) dérisoire de 0,08. Ce n'est pas un coup de chance, c'est une exécution tactique, pour le commentateur. Pour lui, la victoire marocaine ne s'est pas seulement jouée sur les super-pouvoirs de Yassine Bounou lors de la séance de tirs au but, mais elle est le fruit d'une « performance défensive totale ». « Ils ont asphyxié le Nigéria. Ils les ont enfermés dans une prison, tourné la clé à double tour et jeté la clé. Le Nigéria ne s'en est jamais échappé », a-t-il déclaré dans une vidéo d'analyse après match. Il souligne que ce chiffre de 0,08 xG contre 0,85 pour le Maroc prouve que ce n'était pas un « bus garé » devant la surface, mais une domination structurelle. Avec 16 tirs à 2, le Maroc a empêché le Nigeria de sortir la balle tout au long du match. Wilo a également souligné la performance de Ezzalzouli qui est passé du statut d'artiste électron libre à un soldat qui performe et suit les règles. Il affirme que le joueur a totalement souscrit au projet de jeu. « Sans ballon, sa performance est encore meilleure qu'avec le ballon. C'est un attaquant de pression métamorphosé en soldat », a-t-il indiqué. Concernant Walid Regragui, il estime qu'il a abordé le match avec flair chirurgical pour cibler els maillons faibles, en forçant le ballon vers deux joueurs peu à l'aise sous pression, comme Semi Ajayi et le gardien Stanley Nwabali. Il explique que les attaquants marocains ont utilisé des « courses courbées » (curved runs). En sprintant vers le porteur tout en « ombrageant » les lignes de passe vers les latéraux, ils ont créé un entonnoir forçant Ajayi à rejouer vers son gardien. Par conséquent, Nwabali paniqué par ce pressing exercé par les joueurs marocains, a multiplié les pertes de balle, empêchant le Nigéria de franchir la ligne médiane de façon construite. Il souligne par ailleurs que les Lions de l'Atlas sont restés imperturbables même sous pression, portés par la sérénité de Neil El Aynaoui et de Bilal El Khannouss. Wiloo a estimé que ce que le Maroc propose aujourd'hui dépasse le cadre continental, en soulignant qu'il s'agit d'un projet de jeu moderne, une « machine de guerre » alliant un pressing d'élite, une supériorité technique insolente et une efficacité redoutable sur coups de pied arrêtés. Il conclut que la victoire contre le Nigeria envoie un message au monde: Ils seront un « problème » majeur pour n'importe quelle puissance lors de la Coupe du Monde 2026.