Le communiqué publié par la Fédération sénégalaise de football (FSF) aux premières heures de la matinée de ce samedi a suscité de nombreuses interrogations quant à son timing et à son contenu, d'autant plus qu'il intervient à la veille de la finale de la Coupe d'Afrique des nations "Maroc 2025", une édition largement saluée à l'échelle internationale pour la qualité de son organisation, de ses infrastructures et de son dispositif logistique. Dans son communiqué, la fédération sénégalaise a exprimé ses préoccupations concernant ce qu'elle qualifie de dysfonctionnements liés à l'arrivée de sa délégation à Rabat, évoquant notamment un manque de sécurisation à la gare ferroviaire, ainsi que des observations portant sur l'hébergement, le site d'entraînement et la gestion des billets. Toutefois, un retour à un communiqué antérieur publié par la même instance la veille au matin apporte un éclairage particulier à cette controverse. Ce document détaillait de manière précise l'itinéraire, l'horaire de départ depuis Tanger et l'heure d'arrivée à la gare de Rabat-Agdal, un espace public ouvert et fortement fréquenté. Cette divulgation soulève plusieurs interrogations, dans la mesure où les usages et protocoles en vigueur lors des grandes compétitions internationales imposent généralement une grande discrétion autour des déplacements des sélections, afin d'éviter toute pression populaire ou complication sécuritaire, a fortiori lorsqu'il s'agit d'une gare publique et non d'un aéroport ou d'un circuit sécurisé fermé. Il est en effet connu que la publication de tels détails, en l'absence d'une coordination étroite et préalable avec le comité d'organisation et les autorités locales, peut entraîner l'afflux massif de supporters venus accueillir leur équipe, rendant la gestion de la situation plus complexe, indépendamment du niveau de préparation des services de sécurité. Malgré ces circonstances, les autorités marocaines ont assuré la sécurisation de l'arrivée de la délégation des « Lions de la Teranga », qui a rejoint son lieu d'hébergement dans des conditions normales. Cet élément relativise les accusations de « défaillance totale du dispositif sécuritaire », dans la mesure où il est matériellement impossible d'assurer une présence policière individuelle pour chaque supporter dans un espace public ouvert, surtout lorsque le rassemblement résulte d'une annonce officielle émanant de la partie concernée. Plusieurs observateurs estiment que, sans la vigilance et la réactivité des forces de sécurité marocaines, la situation aurait pu être exploitée par des parties hostiles au succès de cette édition de la CAN, laquelle est aujourd'hui qualifiée par de nombreux acteurs comme la mieux organisée de l'histoire de la compétition. Concernant les autres points soulevés par la fédération sénégalaise — notamment l'hôtel, le site d'entraînement et le quota de billets — certains analystes y voient une démarche préventive visant à anticiper un éventuel revers sportif. À ce titre, il est rappelé que la commission d'organisation a répondu favorablement à la requête relative à l'hébergement, en mettant à disposition un hôtel cinq étoiles, conformément aux normes appliquées lors des phases finales. S'agissant des billets, leur répartition est régie par des cahiers des charges stricts fixés par la Confédération africaine de football (CAF), appliqués de manière uniforme à l'ensemble des fédérations participantes. Dans l'opinion publique marocaine, le communiqué sénégalais s'inscrirait davantage dans une logique de pression médiatique et de tentative de brouiller l'image du succès marocain, tant sur le plan organisationnel que sportif, à l'instar de précédentes déclarations émanant d'autres parties, alors que le verdict du terrain demeure le seul arbitre légitime. La finale de la 35e édition de la Coupe d'Afrique des nations, opposant les Lions de l'Atlas au Sénégal, se jouera ce dimanche sur la pelouse du complexe Moulay Abdellah à Rabat, à partir de 20h, dans un climat d'attente et de forte mobilisation populaire.