Les récentes précipitations enregistrées dans plusieurs régions du Royaume ont continue de porter les réserves hydriques du Maroc en montrant des signes de reprise au début de l'année 2026. Les pluies attendues tout au long de cette semaine pourront également permettre d'augmenter les réserves en ce mois de janvier. Selon les données officielles publiées par le ministère de l'Équipement et de l'Eau, le taux national de remplissage a atteint, jusqu'au matin du 19 janvier courant, 47,83 %. Cette amélioration, bien que relative et encore inégale selon les bassins du pays, montre néanmoins l'impact positif des perturbations climatiques de l'hiver sur le niveau de remplissage des barrages, élément central de la sécurité hydrique nationale. Les chiffres indiquent un volume total d'eau stockée dans l'ensemble des barrages nationaux qui s'élève à environ 8,017 milliards de mètres cubes, sur une capacité globale de 16,762 milliards de mètres cubes. Ces données sont largement plus positives par rapport aux niveaux enregistrés l'année précédente à la même période. Le ministère a confirmé que la situation actuelle est meilleure, non seulement par rapport à la saison précédente mais à toutes les années antérieures où le Maroc a connu 7 années de situation officielle de sécheresse consécutives. Dans le détail, les niveaux des bassins hydrauliques ont connu des améliorations en termes de remplissage. L'exemple le plus probant est celui du Loukkos, qui a enregistré l'un des taux les plus élevés ces derniers jours grâce à pluie battantes enregistrées au cours du mois de décembre. De son côté, le bassin de Sebou, est celui ayant enregistré les meilleurs indicateurs, grâce aux précipitations, sa capacités de stockage importante et aussi son nombre de barrages installés sous son long. Dans le nord, où les pluies ont été les plus concentrées, la plupart des barrages ont atteint un niveau de remplissage optimal, certains se rapprochant même du remplissage total. A noter que ces barrages sont considérés comme petits ou moyens comparés aux autres grands barrages du pays, ce qui explique leur remplissage rapide. Désormais dans le nord, les pluies menacent certains cultures d'hiver qui pourraient être noyées ou avoir des taux d'humidité trop élevés. Le ministère rappelle que malgré les bons indicateurs, il reste nécessaire de rationaliser l'eau, surtout au vu de la disparité des réserves en eau dans les barrages du Royaume. En effet, certains barrages, notamment dans le sud n'ont pas reçu assez de pluies et affichent des niveaux de réserves bas, ce qui rappelle la persistance de la vulnérabilité structurelle de ces zones face au stress hydrique. Des pluies attendues cette semaine dans le nord du pays L'espoir demeure de mise face aux épisodes de dépression atmosphériques attendus cette semaine. En effet, les services de la Direction générale de la météorologie s'attendent à un temps instable et perturbé cette semaine. Des dépressions actives en provenance de l'océan Atlantique, accompagnées par l'extension de masses d'air froid dans les couches supérieures de l'atmosphère, devraient provoquer des épisodes pluvieux tirés par l'afflux de courants humides. La DGM souligne que ces conditions pluvieuses et averses, devraient se concentrer sur la moitié nord du Royaume et les zones montagneuses. Les régions concernées devraient être les plaines atlantiques au nord d'Essaouira, la région de Tanger, le Loukkos et le Saïss, le Haut et Moyen Atlas, ainsi que quelques pluies vers la région orientale et le nord-ouest des provinces sahariennes.