Le capitaine des Lions de l'Atlas est sorti du silence ce mardi. Deux jours après la douloureuse défaite en finale face au Sénégal, le défenseur du PSG a adressé un message poignant à la nation, transformant la déception en un appel à l'unité et à l'ambition pour l'avenir. Il aura fallu quarante-huit heures pour digérer la désillusion de Rabat. Quarante-huit heures de silence avant que le capitaine ne reprenne la parole. Ce mardi 20 janvier, Achraf Hakimi a choisi ses réseaux sociaux pour s'adresser directement aux Marocains, suite au revers concédé en prolongations (0-1) contre le Sénégal lors de la finale de la Coupe d'Afrique des Nations 2025. Dans sa déclaration, le latéral droit ne cache pas l'amertume de ces derniers jours, évoquant des moments « très difficiles » et un besoin de « s'exprimer avec le cœur ». Cependant, son premier réflexe a été la gratitude. Hakimi a tenu à saluer l'organisation exceptionnelle du tournoi, remerciant le Roi Mohammed VI et le président de la Fédération (FRMF), Fouzi Lekjaa, pour avoir fait de cette édition « la meilleure de l'histoire ». Mais l'hommage le plus vibrant était destiné aux supporters : « Vous avez été notre douzième homme, notre force quand les jambes étaient lourdes et que le cœur faisait mal. Nous avons ressenti votre soutien au Maroc et dans chaque coin du monde. » Au-delà du résultat sportif, Achraf Hakimi a insisté sur la nouvelle dimension prise par la sélection nationale sous la houlette de Walid Regragui. Pour le joueur du Paris Saint-Germain, les Lions de l'Atlas ont franchi un cap. Loin de se laisser abattre par cet échec sur la dernière marche, Hakimi s'est voulu résolument tourné vers demain. Refusant de voir cette finale comme une fin en soi, il a promis que le travail continuerait. « Ce chemin ne s'arrête pas ici », a-t-il martelé, assurant que cette expérience constitue « une base solide » pour les échéances à venir. Avec un état d'esprit conquérant et une union sacrée, Hakimi est convaincu qu'il n'y a « aucune limite » pour ce groupe. Le cap est désormais fixé : après avoir digéré cet épilogue cruel, les Lions de l'Atlas ont déjà le regard tourné vers l'Amérique du Nord et la Coupe du Monde 2026, prêts à avancer « la tête haute ».