Le milieu des robes noires reste emprunt de fortes tensions en période de grève et de revendications. Dans un communiqué, les avocats persistent et signent. Ils appellent tous les professionnels à se conformer à la décision de suspension de leurs activités pendant une semaine. Après un premier communiqué publié jeudi 22 janvier, la confusion s'est emparée des professionnels de la justice suite à la circulation d'autres informations erronées, selon le dernier communiqué publié ce dimanche. Les toges noires appellent au maintien de la décision de cessation totale de la prestation des services pendant une semaine complète, à compter du lundi 26 janvier courant. Les signataires insistent pour dire que seule leur coordination et le respect de cette décision d'arrêt de travail, pourra garantir les objectifs de la profession. Et pour éviter la confusion parmi les professionnels, une attention particulière a été émise sur les sources d'informations, en affirmant que seuls les informations émanant du bureau de l'Association ou de son président à travers les canaux reconnus sont valables. Le document souligne en particulier l'interdiction totale d'ouvrir de nouveaux dossiers durant la période de grève, à l'exception des affaires soumises à des délais légaux impératifs ou revêtant un caractère urgent et temporaire. Pour ces cas dits exceptionnels, il est précisé qu'ils relèvent pas de l'appréciation individuelle des avocats, mais doivent être soumis au bâtonnier de l'Ordre et aux membres du Conseil chargés des différentes juridictions du ressort judiciaire concerné pour prendre la décision appropriée. Cette grève des avocats, intervient dans le cadre de la protestation contre le projet de loi n° 66.23 relatif à l'organisation de la profession d'avocat. Les professionnels du secteurs estiment que ses dispositions sont « préoccupantes et portant atteinte à l'essence même de la profession et à son indépendance ». Les avocats ont mené une série de protestations précédemment, celle-ci est l'une des dernières actions annoncées. Ils appellent au retrait du projet de loi et à la reprise d'un processus de négociation. Les instances professionnelles ont pris position contre ce projet de loi, notamment le bureau de l'Association des barreaux du Maroc, et des positions exprimées également lors de l'assemblée extraordinaire tenue à Marrakech le 3 janvier 2026. Avant ce communiqué, les instances représentatives des avocats avait déjà pris position, fermement en dénonçant leur non participation et une volonté d'imposer une version du texte de loi sans concertation avec les professionnels. Les avocats dénoncent en outre la précipitation de son adoption par son inscription rapide à l'agenda gouvernemental, et rappellent leur détermination à défendre la profession et leur rejet de toute réforme faite sans leur consultation et approbation préalable.