Le ministre de l'Industrie et du Commerce, Ryad Mezzour, a averti que tout vendeur augmentant les prix en cette période de catastrophe naturelle, en exploitation de la crise de Ksar El kebir, sera sévèrement punie. Le ministre s'exprimait au sujet des prix des denrées alientaires en prévision du mois de Ramadan. En séance plénière des questions orales à la Chambre des représentants, Ryad Mezzour, est revenu sur la hausse des prix initiées par certains vendeurs, notamment à Ksar El Kebir juste après le début des inondations. « Nous les poursuivrons sans relâche », a-t-il déclaré. Répondant aux questions des parlementaires en colère face à cette tendance qui s'est manifestées, entre autres, par l'augmentation des prix des bougies à 15 dirhams l'unité suite aux pannes d'électricité, le ministre a indiqué qu'il n'y a « aucune place pour la surenchère en période de catastrophes naturelles ». Et d'ajouter: « La réponse du gouvernement a été ferme : quiconque augmente les prix sera sévèrement sanctionné. Par ailleurs, des produits ont été acheminés gratuitement aux populations concernées » Ryad Mezzour a estimé qu' »il est indécent de spéculer sur les catastrophes naturelles que subissent les Marocains », soulignant que « les profiteurs de crise ont toujours existé et continueront d'exister, mais nous avançons dans la mise en œuvre des solutions pour les éradiquer ». Photo: Mounir Mehimedate Le ministre a répondu par la même concernant les spéculateurs et les manipulateurs de prix à l'approche du mois de Ramadan. Il a indiqué que des opérations sur le terrain sont déjà en cours, et 30 visites de contrôle ont été enregistrées jusqu'ici. « L'orientation des contrôles se fait naturellement en fonction de la nature de la consommation et du type de spéculation », a-t-il expliqué notant la disponibilité de l'approvisionnement de l'ensemble des produits de première nécessité », tout en relevant l'existence de « deux problématiques seulement ». Selon lui, la première concerne le poisson, notamment la sardine, précisant que la reprise de la pêche est prévue pour le 15 février, ce qui aura un impact positif sur le marché. La seconde problématique est liée aux pratiques spéculatives « observées dans les zones touchées par les inondations », en affirmant y travailler « avec rigueur afin de lutter contre les profiteurs de crise ». « Chaque année, une opération exceptionnelle de contrôle de l'approvisionnement et des prix est menée durant cette période particulière du mois de Ramadan, marquée par une recrudescence de la spéculation parallèlement à l'augmentation de la consommation', a-t-il rappelé, tout en affirmant que les commissions mixtes assurent un contrôle quotidien, ciblant notamment ceux qui stockent illicitement les marchandises.