Le ministre de l'Intérieur, Abdelouafi Laftit, a affirmé que les autorités publiques accordent une importance capitale à la gestion des risques liés aux catastrophes naturelles. Il a souligné à ce propos que le Maroc a pris les choses en mains suite au discours royal du 25 mars 2004 à la suite du séisme qui avait frappé Al Hoceima. Le Maroc est devenu un modèle dans la gestion des crises et catastrophes naturelles, avec une expérience confirmée depuis le séisme de d'Al Hoceima. Les autorités publiques se sont entrainées, et se sont organisées pour venir en aides aux sinistrés et à faire face à ce types de phénomènes naturels. Dans une réponse écrite à une question de la députée Naima El Fathaoui du groupe Justice et Développement, le ministre de l'Intérieur a détaillé la Stratégie nationale de gestion des risques de catastrophes naturelles à l'horizon 2030, ses objectifs et les actions concrètes entreprises par le Maroc. La stratégie qui aborde la réduction des impacts, la résilience des citoyens et institutions, le développement durable, a-t-il dit, rappelant les risques principaux ciblés, à savoir les séismes, inondations, glissements de terrain, et tsunamis. Laftit a également indiqué qu'en raison de sa situation géographique et de son climat, le Maroc reste exposé à plusieurs phénomènes naturels. Cela s'est manifesté dans différentes régions du pays au fil de l'histoire, et a pu se constater ces dernières années en particulier, notamment le phénomène des crues en région arides, les épisodes de sécheresse, les vents forts, les niveaux de mer qui montent, les pluies abondantes localisées, ou encore les tremblements de terre. Le Maroc a renforcé ses efforts en matière de gestion de risques particulièrement après le discours royal du 25 mars 2004, suite au séisme d'Al Hoceïma, qui a marqué le lancement d'une approche proactive plutôt que de se limiter à intervenir après la survenue des catastrophes, a encore indiqué le ministre. Cette vision s'est manifestée par l'adoption de la Stratégie nationale de gestion des risques de catastrophes naturelles à l'horizon 2030, dont l'objectif est de réduire l'impact des catastrophes naturelles et de renforcer la résilience des citoyens et des institutions. La stratégie a identifié 4 risques majeurs pour le Maroc, à savoir les séismes, les inondations, les glissements de terrain et les tsunamis. Ils ont été, selon lui, intégrés aux plans de développement et aux documents d'urbanisme. Ce plan s'est ensuite traduit par 18 programmes comprenant 57 projets répartis sur 165 mesures, afin d'assurer une couverture complète des zones menacées avec des dispositifs de prévention multirisques. Les 5 principaux axes de cette stratégie reposent sur le renforcement de la gouvernance, l'amélioration de la connaissance et l'évaluation des risques, la prévention et le développer la capacité de réponse, ainsi que la préparation de la population aux catastrophes et la reconstruction, sans oublier le soutien à la recherche scientifique et la coopération internationale. Le ministre a souligné d'autres mesures prises par les autorités, notamment au niveau juridique avec la révision du cadre légal et réglementaire relatif à la gestion des risques, notamment pour la construction antisismique, la mise en œuvre des dispositions de la loi sur l'eau et du décret du 29 novembre 2023 relatif à la protection contre les inondations. Il a expliqué qu'en matière de gestion des crises, un centre de veille et de coordination a été créé pour activer les plans d'intervention rapide, renforcer les capacités de la protection civile, mettre en place des unités de suivi et d'évaluation au niveau des provinces, et équiper des plateformes régionales de stocks de matériel essentiel (tentes, couvertures, médicaments, denrées alimentaires). Les autorités ont, a-t-il poursuivi, mis en place des cellules de gestion de crise sur le terrain notamment pour la gestion post-catastrophe, notamment pour retirer les débris, secourir les blessés, héberger les familles touchées et fournir le soutien social, éducatif et médical. Il a également évoqué l'adoption d'un système intégré de gestion des risques d'inondations (Vigirisques Inondations) ainsi qu'un centre opérationnel de veille et d'alerte qui ont été créés au sein du ministère de l'Intérieur, dans le cadre de la prévention et d'alerte précoce.