À l'approche de la réunion du Comité exécutif de la Confédération africaine de football (CAF), programmée vendredi en Tanzanie, des doutes émergent quant à la pleine participation des membres conviés. D'après des informations relayées par plusieurs sources médiatiques, certains responsables envisageraient de ne pas se rendre à Dar es Salaam. En cause : l'absence, à ce stade, d'un ordre du jour détaillé transmis à l'ensemble des participants. Une situation inhabituelle pour une rencontre appelée à traiter de dossiers majeurs pour le football continental. Dans toute structure de gouvernance, la communication préalable des points à débattre constitue une étape essentielle. Le flou entourant la préparation de cette session alimente donc interrogations et spéculations. Selon des observateurs proches du dossier, cette discrétion pourrait s'expliquer par la sensibilité des sujets à l'ordre du jour et par la volonté de limiter d'éventuelles fuites. Mais elle révèle aussi un climat interne tendu. Ces derniers mois, plusieurs voix ont évoqué une atmosphère « électrique » au sein de l'instance. Le précédent Comité exécutif, organisé à Rabat, aurait été marqué par des frictions supposées entre Fouzi Lekjaa et Ibrahim Musa Gusau, même si les principaux concernés ont par la suite démenti toute altercation. La réunion de vendredi doit aborder plusieurs questions délicates, notamment une éventuelle révision réglementaire après l'épisode du retrait du Sénégal lors de la finale de la Coupe d'Afrique des nations, ainsi que la situation du secrétaire général de la CAF, Véron Mosengo-Omba, dont l'âge dépasse la limite fixée pour l'exercice de la fonction. Dans ce contexte, une absence significative de membres influents, si elle venait à se confirmer, pourrait nourrir les interrogations sur l'unité et la stabilité de l'organisation. À quelques heures du rendez-vous, l'attention se porte désormais sur la capacité de la CAF à afficher un front uni dans une période stratégique pour l'avenir du football africain.