La maison où Salma a été séquestrée / Ph. Nacho García - La Verdad ‹ › L'Association des travailleurs et des immigrés marocains (ATIM) dans la région de Murcie (Espagne) a exprimé, jeudi, sa vive condamnation d'un cas de violence fondée sur le genre, découvert à San José de la Vega. Salma, 38 ans et originaire du Maroc, a été séquestrée et maltraitée par son ex-conjoint pendant deux ans, avant de réussir à s'échapper. «Ces faits, confirmés par la Police nationale, représentent une situation atroce et intolérable qui nous choque et exige une réponse sociale ferme et unie», écrit Sabah Yaacoubi Chennig, vice-présidente d'ATIM en Espagne et présidente régionale de l'association à Murcie. Dans sa déclaration parvenue à Yabiladi, l'ONG a annoncé mettre à la disposition de la victime un accompagnement juridique. Récemment révélés par la fuite de la victime et l'arrestation du mis en cause, mercredi, les faits remontent à avril 2024. Depuis, Salma a disparu, restant enfermée par Alberto S., un Espagnol de 54 ans originaire du village de Los Dolores, divorcé. Le média espagnol La Verdad rapporte que la victime a perdu plusieurs dents à cause des coups et la vue d'un œil. En effet, Salma dit avoir été attachée à une civière et battue, enfermée dans la salle de bain sans lumière ni chauffage et menacée de mort si elle tentait de s'échapper. Lors de la perquisition du domicile, des couteaux et des armes à feu ont été saisis, de même que des stupéfiants et la civière décrite par la victime. Sur les lieux, une cabane servant à la culture de cannabis destiné à la vente a également été découverte. Cités par les médias, certains voisins disent avoir déjà entendu les appels au secours de Salma, pensant initialement qu'il s'agirait d'une dispute. Désormais, Alberto est accusé de séquestration, d'agression sexuelle et de violences conjugales. Il comparaît ce vendredi devant le parquet à Murcie. Deux voisins et un membre de la famille ont également été arrêtés, pour non-dénonciation de violences.