Le Corps des Gardiens de la révolution islamique a annoncé, lundi, avoir mené une frappe ciblant le bureau du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu ainsi que le siège du commandement de l'armée de l'air israélienne. Cette opération s'inscrirait, selon le communiqué iranien, dans le cadre d'une « dixième vague » d'attaques. « Les bureaux du Premier ministre criminel du régime sioniste (Israël, ndlr) et le quartier général du commandant de l'armée de l'air du régime ont été pris pour cible », ont indiqué les Gardiens de la Révolution dans un communiqué relayé par l'agence de presse Fars, en précisant que des missiles Kheibar avaient été utilisés lors de l'attaque Cette déclaration intervient dans un contexte d'escalade militaire continue entre l'Iran et Israël, marqué ces derniers jours par des échanges de frappes. À ce stade, aucune réaction officielle immédiate n'a été publiée par les autorités israéliennes concernant les affirmations iraniennes. Dans la foulée de cette annonce, des informations largement relayées sur les réseaux sociaux ont évoqué l'assassinat de Benjamin Netanyahu et du chef d'état-major israélien à la suite d'une frappe de missile qui aurait visé une réunion du cabinet à Jérusalem. Certaines publications ont même attribué ces informations à l'agence de presse Reuters. Or, les premières vérifications montrent qu'aucune confirmation officielle n'a été diffusée ni par les autorités israéliennes ni par l'agence mentionnée. Par ailleurs, plusieurs images présentées comme provenant du lieu supposé de l'attaque ont circulé massivement en ligne. Des analyses préliminaires indiquent qu'elles auraient été générées à l'aide de technologies d'intelligence artificielle, renforçant les soupçons de désinformation numérique accompagnant la propagation de ces rumeurs. Dans un contexte de forte tension régionale, la diffusion rapide d'informations non vérifiées et de contenus manipulés illustre une nouvelle fois la dimension informationnelle et numérique des conflits contemporains. À l'heure actuelle, aucun élément indépendant ne permet de confirmer les allégations d'assassinat, et la prudence reste de mise face aux informations circulant sur les plateformes sociales.