La France s'est déclarée disposée à participer à la défense des pays du Golfe et de la Jordanie visés par des frappes iraniennes, invoquant les accords qui la lient à ses partenaires ainsi que le principe de légitime défense collective. Lors d'une conférence de presse tenue lundi à Paris, le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a affirmé que la France exprimait son « plein soutien » aux États « délibérément ciblés par les missiles et drones des Gardiens de la révolution ». Sont concernés l'Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, le Qatar, l'Irak, Bahreïn, le Koweït, Oman et la Jordanie. Paris « se tient prête à participer à leur défense », a-t-il déclaré, sans préciser les modalités concrètes d'une éventuelle implication militaire. Le chef de la diplomatie française a également indiqué qu'environ 400 000 ressortissants français résident ou séjournent actuellement dans une douzaine de pays de la région. À ce stade, aucune victime française n'est à déplorer. Il a par ailleurs précisé que des dispositifs sont déjà organisés localement afin de faciliter d'éventuelles sorties par voie terrestre lorsque la situation le permet, tout en reconnaissant que cette option n'est pas possible dans l'ensemble des pays concernés. Évoquant la situation au Liban, Jean-Noël Barrot a estimé que le Hezbollah avait « commis une lourde faute » en rejoignant un conflit que, selon lui, ni les autorités ni le peuple libanais ne souhaitent. Il a appelé le mouvement à « mettre immédiatement un terme à ces opérations », alors que des dizaines de morts et des dizaines de milliers de déplacés ont été signalés. Dans un contexte régional particulièrement tendu, la France réaffirme ainsi son soutien à ses partenaires du Golfe tout en appelant à éviter un embrasement généralisé du Moyen-Orient.