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Attaque israélienne massive contre l'Iran, une "déclaration de guerre" pour Téhéran
Publié dans Hespress le 13 - 06 - 2025

Téhéran a qualifié vendredi de « déclaration de guerre » les frappes israéliennes massives sur le sol iranien, qui pourraient être suivies d'attaques « encore plus brutales », a averti le président américain Donald Trump, si l'Iran ne conclut pas un accord sur le nucléaire.
Cette attaque d'une ampleur sans précédent a visé des sites militaires et nucléaires et tué les plus hauts gradés iraniens, dont le chef d'état major de l'armée, le chef des Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique de la République islamique, et le commandant de sa force aérospatiale.
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a qualifié l'attaque de « déclaration de guerre » et promis que la riposte de son pays serait « assurément vigoureuse ».
Les forces armées iraniennes ont averti qu'elles n'auraient « pas de limites » dans leur riposte et le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, a promis un sort « douloureux » à Israël.
Alors que les appels à la désescalade se multiplient à travers le monde, les médias ont fait état dans la journée d'une nouvelle frappe sur le centre d'enrichissement d'uranium de Natanz, dans le centre de l'Iran, et d'une « forte détonation » près d'une base militaire à Hamedan, dans l'ouest, à plus de 300 kilomètres de Téhéran.
Au moins huit personnes ont été tuées à Tabriz, dans le nord-ouest de l'Iran, selon l'agence de presse Isna.
Les frappes, qui ont commencé dans la nuit et visé notamment la capitale, surviennent alors que la pression grandissait sur l'Iran, soupçonné par les Occidentaux et Israël de vouloir se doter de l'arme atomique, ce que dément Téhéran.
« Mort à Israël, mort à l'Amérique! », ont crié des Iraniens venus manifester dans le centre de Téhéran. Ahmad Moadi, un retraité de 62 ans, a appelé à une « réponse cinglante » contre Israël, un pays non reconnu par l'Iran.
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est entretenu dans la journée avec des dirigeants étrangers, a averti que l'opération militaire durerait « de nombreux jours ».
Israël « a frappé au coeur du programme de missiles balistiques de l'Iran », a-t-il affirmé.
L'armée israélienne a dit disposer de renseignements prouvant que Téhéran s'approchait du « point de non-retour » vers la bombe atomique. Selon elle, « le régime iranien avait un plan concret pour détruire l'Etat d'Israël ».
Tôt vendredi, le général Hossein Salami, chef des Gardiens de la Révolution, ainsi que d'autres responsables dont le commandant de la force aérospatiale des Gardiens, Ali Hajizadeh, ont été tués dans une frappe sur leur quartier général.
Le chef d'état-major iranien, le général Mohammad Bagheri, et six scientifiques du programme nucléaire iranien ont également péri dans des frappes, qui ont fait au moins 95 morts à travers le pays, selon les médias.
Un immeuble du quartier cossu de Nobonyad à Téhéran a notamment été très endommagé. Les secouristes s'y affairaient au milieu des débris, entourés par un important dispositif de sécurité.
L'armée israélienne a indiqué qu'environ 200 avions avaient visé une centaine de cibles.
Le site de Natanz a été visé « plusieurs fois », selon la télévision d'Etat, qui a montré une épaisse fumée noire s'en élevant.
L'Organisation iranienne de l'énergie atomique (OIEA) a indiqué que la plupart des dégâts sur ce site, en grande partie souterrain, étaient « en surface », alors que l'armée israélienne a affirmé en avoir touché les installations souterraines.
Selon l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), « aucune augmentation des niveaux de radiation » n'a été observée à Natanz.
Peu après les premières frappes, l'armée israélienne a fait état d' »environ 100 drones » lancés par l'Iran vers Israël et un responsable militaire a indiqué à la mi-journée que l'armée continuait à en intercepter.
La Jordanie a aussi annoncé des interceptions de drones et missiles dans son espace aérien.
Donald Trump, dont le pays mène des négociations indirectes avec Téhéran sur son programme nucléaire, a exhorté l'Iran à « conclure un accord avant qu'il ne reste plus rien ».
Il a prévenu que les « prochaines attaques » seraient « encore plus brutales ». « Il est encore possible d'arrêter ce massacre », a-t-il dit.
La dernière attaque israélienne contre l'Iran annoncée publiquement remonte à octobre 2024, quand Israël avait dit avoir mené des raids aériens sur des cibles militaires en représailles au tir de quelque 200 missiles iraniens vers son territoire.
Plusieurs pays de la région comme l'Arabie saoudite ou la Turquie ont dénoncé l'attaque, de même que le Hamas, en guerre contre Israël à Gaza, les rebelles yéménites houthis et le mouvement libanais Hezbollah.
Les cours du pétrole ont flambé, mais le ministère iranien du Pétrole a affirmé que les principales raffineries et dépôts de carburant n'avaient pas été affectés.
Signe de l'extrême fébrilité dans la région, de nombreuses compagnies aériennes ont supprimé ou dérouté des dizaines de vols.
Plusieurs ambassades d'Israël à travers le monde ont fermé au public.
Téhéran avait menacé mercredi de frapper les bases militaires américaines au Moyen-Orient en cas de conflit après un éventuel échec des négociations sur le nucléaire. Un sixième cycle de pourparlers, à la tenue désormais incertaine, est prévu dimanche à Mascate.
Face au risque d'un « conflit massif » au Moyen-Orient, Washington a réduit son personnel diplomatique dans la région.
Le secrétaire d'Etat Marco Rubio a cependant indiqué que Washington n'était pas impliqué dans l'attaque de vendredi.
L'enrichissement de l'uranium est la principale pierre d'achoppement dans les discussions visant à encadrer le programme nucléaire iranien en échange d'une levée des lourdes sanctions frappant le pays.
Washington exige que l'Iran y renonce totalement, ce que Téhéran refuse.
Téhéran avait dit jeudi vouloir augmenter de manière « significative » sa production d'uranium enrichi, en réponse à l'adoption par l'AIEA d'une résolution le condamnant pour « non-respect » de ses obligations nucléaires.
L'Iran est le seul Etat non doté d'armes nucléaires à enrichir de l'uranium au niveau de 60%, selon l'AIEA. Il faut un minerai enrichi à 90% pour fabriquer une bombe atomique.


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