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L'Iran affirme pouvoir soutenir six mois de guerre face aux frappes israélo-américaines
Publié dans Hespress le 08 - 03 - 2026

Au neuvième jour d'un conflit qui embrase le Moyen-Orient, Téhéran a affirmé dimanche être en mesure de poursuivre la guerre contre les États-Unis et Israël pendant « au moins » six mois supplémentaires. Alors que les frappes visent désormais les infrastructures pétrolières iraniennes, le conflit déborde largement sur le Liban et les pays du Golfe, menaçant la stabilité énergétique mondiale.
L'engrenage militaire ne montre aucun signe de ralentissement. Depuis le début du conflit, déclenché le 28 février par des frappes israélo-américaines ayant coûté la vie au Guide suprême, l'ayatollah Ali Khamenei, et à plusieurs hauts responsables, l'armée israélienne affirme avoir mené 3 400 raids en une semaine, contre 3 000 pour Washington.
Infrastructures pétrolières ciblées et promesse de riposte inédite
Dans la nuit de samedi à dimanche, les capitales ont été le théâtre de violentes explosions. À Téhéran et dans ses environs, des raids américains et israéliens ont visé pour la première fois les infrastructures énergétiques du pays. Selon Keramat Vis-Karami, directeur de la Société nationale iranienne de distribution des produits pétroliers, quatre dépôts de pétrole et un site logistique ont été endommagés. Le gouverneur de Téhéran, Sadegh Motamedian, a annoncé la suspension temporaire de la distribution de carburant dans la capitale en raison des dégâts subis par le réseau. De son côté, l'armée israélienne a confirmé dimanche matin une nouvelle vague de frappes sur des sites militaires « dans tout l'Iran », notamment dans la province de Yazd (centre).
Face à cette offensive, l'Iran affiche sa résilience. Le porte-parole des Gardiens de la Révolution, Ali Mohammad Naini, a assuré à la télévision d'État que les forces armées étaient capables de soutenir cette « guerre féroce » pendant au moins six mois au rythme actuel. « Dans les jours à venir, de nouvelles tactiques d'attaque seront déployées, utilisant des missiles à longue portée, sophistiqués et rarement utilisés jusqu'ici », a-t-il averti, promettant des frappes « plus douloureuses et d'une précision redoutable ». Le secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale, Ali Larijani, a renchéri en affirmant que les Américains « sont tombés dans un piège » en pariant sur un effondrement rapide de la résistance iranienne.
Frappes ciblées au cœur de Beyrouth
Le front libanais subit également une escalade dramatique. Outre la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah, de nouveau pilonnée dimanche matin, le centre de la capitale a été touché. Le ministère libanais de la Santé a annoncé la mort de quatre personnes et dix blessés suite à une frappe ayant détruit une chambre du quatrième étage de l'hôtel Ramada, dans le quartier de la corniche (Raouché), provoquant des scènes de panique parmi les résidents.
L'armée israélienne a revendiqué cette opération, la qualifiant de « frappe précise » ciblant des commandants centraux de la Force Al-Qods (l'unité d'élite des Gardiens de la révolution), accusés de planifier des attentats depuis le Liban. Sur l'ensemble du territoire libanais, 12 autres personnes ont péri dans des raids nocturnes, selon l'Agence nationale de l'information (ANI).
Samedi soir, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait réitéré, lors d'une allocution télévisée, sa volonté de poursuivre la guerre de toutes ses forces selon un « plan méthodique visant à éliminer le régime iranien ».
L'onde de choc s'étend au Golfe
En réponse, l'Iran multiplie les tirs de missiles et de drones vers Israël (déclenchant les sirènes d'alarme du nord au sud du pays) ainsi que vers les pays du Golfe abritant des intérêts américains.
Au Koweït, l'armée a annoncé dimanche avoir intercepté des drones et missiles hostiles, après une attaque nocturne visant les réservoirs de carburant de l'aéroport international.
Du côté des Émirats arabes unis, le ministère de la Défense a confirmé avoir neutralisé des menaces balistiques et aériennes en provenance d'Iran.
En Arabie Saoudite, une attaque de drone ciblant le quartier diplomatique de Riyad a été déjouée tôt dimanche matin.
Enfin, à Bahreïn, les autorités signalent trois blessés par des éclats de missiles et des dommages sur une usine de dessalement. Les Gardiens de la Révolution ont affirmé y avoir frappé la base américaine de Juffair, l'accusant d'avoir servi de point de départ pour bombarder des infrastructures iraniennes.
Face à cette dangereuse extension du conflit, le président iranien, Massoud Pezeshkian, a présenté samedi ses excuses aux pays arabes voisins, précisant que le « Conseil de direction par intérim a accepté de ne plus lancer de frappes sur les pays voisins, à moins qu'une attaque contre l'Iran ne soit lancée depuis leurs territoires. » Il a toutefois prévenu dimanche : « Si l'ennemi tente d'utiliser un pays pour nous envahir, nous serons contraints de riposter sur ce même pays. »
Un bilan qui s'alourdit et l'inquiétude internationale
Alors que la Ligue arabe se réunit en urgence ce dimanche pour examiner ces « agressions iraniennes », le bilan humain continue de grimper. Les autorités iraniennes font état de près d'un millier de morts depuis le début de la guerre, dont 30 % d'enfants (des chiffres qui n'ont pas pu être vérifiés de source indépendante).
La communauté internationale observe avec effroi cette déstabilisation régionale qui impacte déjà massivement la production et les prix mondiaux des hydrocarbures. Dimanche, le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi, a déploré une guerre qui « n'aurait jamais dû avoir lieu », refusant tout retour à « la loi de la jungle » dans les relations internationales.


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