Le procès du propriétaire des salles de sport City Club, Stéphane Jonathan Harroch, se poursuit devant la cour d'appel de Casablanca, dans une affaire mêlant accusations graves et versions contradictoires. Lors de son audition, le mis en cause a reconnu avoir été interpellé dans un hôtel de la capitale économique en compagnie de deux jeunes femmes, dont l'une se trouvait dans une tenue jugée inappropriée au moment des faits. Il a également admis que les forces de l'ordre avaient découvert en sa possession plusieurs éléments, notamment des capsules de cocaïne, une somme d'argent en espèces ainsi que des effets personnels appartenant aux deux femmes présentes. Selon les déclarations de l'une des plaignantes, le prévenu lui aurait demandé de le rejoindre à l'hôtel afin de lui remettre une somme d'argent, dans un contexte qu'elle associe à des pratiques qualifiées d' »inappropriées ». Elle affirme également avoir été victime de comportements assimilés à du harcèlement sexuel. Des accusations fermement rejetées par l'intéressé, qui conteste l'ensemble de ces allégations. Il a nié toute tentative de contrainte ou de proposition déplacée, assurant que les propos tenus à son encontre ne reflètent pas la réalité des faits. Concernant sa relation avec cette plaignante, il a précisé qu'elle avait travaillé au sein de son entreprise pendant plusieurs années avant de la quitter, rejetant par la même les accusations portées contre lui. Le prévenu a également réfuté tout lien avec une seconde plaignante, indiquant que leurs échanges se limitaient à des conversations à distance, sans rencontre physique. Il a par ailleurs nié toute proposition de travail conditionnée à des faveurs personnelles. Au cours de l'audience, la cour s'est aussi penchée sur des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux par une influenceuse ayant publiquement critiqué le chef d'entreprise. Ce dernier a rejeté ces accusations, affirmant que cette personne n'avait jamais travaillé dans ses établissements. L'affaire, qui suscite une large attention, se poursuit devant la justice, dans l'attente de la suite des débats et des décisions à venir.