Le Maroc a plaidé, devant la retraite d'initiation des membres nouvellement élus au Conseil de Paix et de Sécurité de l'Union Africaine (CPS de l'UA), pour le renforcement de l'Architecture Africaine de Paix et de Sécurité (APSA). L'APSA reste un point d'attention constant, notamment dans la manière dont les mécanismes de prévention sont effectivement mobilisés, a souligné la délégation marocaine lors de cette retraite tenue les 30 et 31 mars à Matsapha (Eswatini). La délégation marocaine a aussi indiqué que la question de l'anticipation des risques et de l'alerte précoce continue également de se poser, en lien direct avec les capacités africaines de gestion et de règlement pacifique des différends, qui appellent à être davantage consolidées. Elle a aussi relevé que les défis sécuritaires actuels, notamment le terrorisme, l'extrémisme violent, ainsi que la criminalité organisée transfrontalière et les formes d'instabilité qui évoluent rapidement, continuent de fragiliser les États, ce qui rend la question de leur résilience encore plus déterminante. La délégation a aussi évoqué la manière dont sont appréhendés les liens entre paix, sécurité et développement, qui restent étroitement liés dès lors qu'il s'agit de traiter les causes profondes des crises et de consolider la stabilité dans la durée. À rappeler que le Maroc a entamé mercredi un nouveau mandat au sein du CPS de l'UA qui constitue la troisième participation du Royaume au sein de cet organe depuis son retour à l'UA en 2017. Ce nouveau mandat s'inscrit dans la continuité de l'engagement constant du Maroc en faveur de la paix et de la stabilité sur le continent, conformément à la vision du Roi Mohammed VI.