Le directeur de la coopération et des relations extérieures du Conseil, Khalid Ramli, a rappelé qu'une politique nationale de migration ainsi qu'une opération de régularisation ayant bénéficié à plus de 50.000 migrants en situation irrégulière ont été lancées. Suivez-nous sur WhatsApp Suivez-nous sur Telegram Le Conseil national des droits de l'Homme (CNDH) a mis en avant, le 31 mars à Genève, son action en matière de protection et de promotion des droits des personnes en migration, à l'occasion d'un échange de connaissances sur les droits des personnes en déplacement, organisé dans le cadre de la réunion annuelle de l'Alliance mondiale des institutions nationales des droits de l'Homme (GANHRI). Intervenant lors de cette rencontre, placée sous le thème « Protection et inclusion des personnes en mouvement : suivi indépendant, redevabilité et accès aux droits", le directeur de la coopération et des relations extérieures du Conseil, Khalid Ramli, a souligné que l'actualité internationale illustre chaque jour les risques élevés de violations des droits fondamentaux auxquels sont exposés les migrants tout au long de leur parcours. Selon lui, le Maroc est devenu progressivement un pays d'accueil, avec 148.152 étrangers recensés en 2024 (soit 0,4 % de la population), majoritairement originaires de l'Afrique subsaharienne, et quelque 17.786 réfugiés et demandeurs d'asile issus de 62 pays. Sur le plan des politiques publiques, le responsable du CNDH a rappelé qu'une politique nationale de migration ainsi qu'une opération de régularisation ayant bénéficié à plus de 50.000 migrants en situation irrégulière ont été lancées, tandis que l'institution continue de suivre la mise en œuvre de la Stratégie nationale d'immigration et d'asile. En matière de suivi du cadre juridique, il a indiqué que le CNDH plaide pour l'adoption de deux lois, l'une relative à la migration et l'autre à l'asile, conformes à la Constitution et aux engagements internationaux du Royaume, notamment la Convention sur les travailleurs migrants et le Pacte mondial pour les migrations, afin de renforcer la redevabilité et l'accès aux droits. Evoquant le rôle du CNDH, M. Ramli a indiqué que le Conseil a traité en 2024 un total de 96 plaintes liées à la situation des migrants et réfugiés, portant principalement sur l'accès aux droits socio-économiques, l'enregistrement à l'état civil ou encore le droit à la santé. Le CNDH et ses commissions régionales ont engagé des échanges avec les parties compétentes afin de traiter ces cas et d'assurer le suivi des dossiers en instance, a-t-il affirmé. Au niveau africain, M. Ramli a mis en avant les actions de renforcement des capacités au profit de plusieurs institutions nationales africaines. Il a en outre évoqué la signature d'une convention de coopération avec le Comité des Nations unies sur les travailleurs migrants pour appuyer la mise en œuvre de la Convention, ainsi que sa contribution au rapport biennal du Secrétaire général de l'ONU sur le Pacte mondial pour les migrations.