Le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, a souligné la nécessité d'intensifier la lutte contre les mines antipersonnel, rappelant que ces armes font chaque année « des milliers de morts ». Dans un message publié à l'occasion de la Journée internationale pour la sensibilisation au problème des mines et l'assistance à la lutte antimines (4 avril), M. Guterres a affirmé que les mines terrestres, les restes explosifs de guerre et les engins explosifs improvisés font des ravages parmi les civils, en particulier les enfants. « Ces armes font chaque année des milliers de morts et encore plus de blessés, souvent bien longtemps après la fin du conflit », a-t-il dit, ajoutant que la lutte antimines « joue un rôle essentiel dans les pays quand la paix est fragile, quand une aide humanitaire est déployée en urgence ou quand le développement peine à se concrétiser ». « J'invite instamment tous les États Membres à adopter et à signer les instruments pris à cette fin – notamment la Convention sur l'interdiction des mines antipersonnel – et j'exhorte ceux qui s'en sont retirés à y adhérer de nouveau », a-t-il indiqué. « Échouer à préserver ces instruments essentiels reviendrait à affaiblir la protection des civils et à faire grossir le nombre d'innocentes et d'innocents en danger, qui atteint déjà 100 millions », a poursuivi le SG de l'ONU. La Journée internationale pour la sensibilisation au problème des mines et l'assistance à la lutte antimines est célébrée cette année sous le thème « Investir dans la paix, investir dans la lutte antimines ». « Nous devons éliminer la menace que représentent ces armes, afin que tous les peuples, dans le monde entier, puissent vivre en sécurité et garder espoir », a conclu M. Guterres.