À moyen terme, le pays pourrait maintenir un rythme de croissance proche de 4 %, tout en montrant une certaine capacité d'absorption des chocs extérieurs, souligne le FMI à l'issue des consultations au titre de l'article IV. L'inflation devrait continuer de baisser, pour s'établir à 2,9 % en 2026, tandis que le déficit du compte courant pourrait se creuser à 5,3 % du PIB, sous l'effet de la baisse des prix du cacao. Toutefois, le FMI avertit que plusieurs risques pourraient freiner cette trajectoire : la hausse des taux d'intérêt à l'international, la difficulté d'accès aux financements, la volatilité des prix des matières premières et une possible réduction de l'aide extérieure. Pour se prémunir contre ces risques, l'institution recommande un ajustement rigoureux de la politique budgétaire, un renforcement de la mobilisation des recettes et une meilleure efficacité des investissements publics.