Le Conseil National des Droits de l'Homme (CNDH) a révélé avoir suivi le procès des accusés sénégalais et du ressortissant de nationalité française d'origine algérienne, qui s'est tenu dans le sillage des événements survenus lors du match de la finale de la Coupe d'Afrique des Nations 2025 entre le Maroc et le Sénégal. Le Conseil National des Droits de l'Homme a affirmé, dans un communiqué parvenu à Hespress, qu'il a veillé à observer le déroulement du procès dans sa phase initiale devant le tribunal de première instance de Rabat, et ce dans le cadre de ses prérogatives en matière de droits humains, indiquant qu'il poursuit la même démarche lors de la phase d'appel du procès. La même source a noté que l'observation du Conseil se concentre sur « le respect des garanties d'un procès équitable, y compris la publicité des audiences, la présomption d'innocence et les droits de la défense, notamment l'assistance d'un avocat et les services d'interprétation ». La même instance a fait savoir qu'elle a procédé, parallèlement à son observation et au suivi du déroulement des procès, en première instance et en appel, à « l'envoi d'une équipe de surveillance et de suivi du Conseil, accompagnée d'un médecin spécialiste, à la prison locale d'El Arjat 1 et à la prison locale d'El Arjat 2 à Salé ». L'équipe a mené des entretiens avec les personnes détenues, sans la présence de l'administration, dans les cellules de détention, selon le Conseil, soulignant que les accusés n'ont fait état d'aucune allégation de violation de leurs droits. La même source a ajouté que l'équipe du Conseil « a tenu d'autres rencontres avec l'administration des deux établissements et le personnel médical, en plus d'examiner les dossiers, d'observer les conditions de détention et de les constater directement ». Selon le communiqué, la présidente du Conseil National des Droits de l'Homme s'était entretenue avec la présidente du Comité Sénégalais des Droits de l'Homme, lors de l'assemblée générale du Réseau des Institutions Nationales Africaines des Droits de l'Homme au Cameroun (février 2026), et l'a tenue informée des actions entreprises par le Conseil conformément à ses prérogatives nationales.