Le Conseil de sécurité de l'ONU a modifié la date de sa première session à huis clos consacrée au conflit du Sahara marocain. Il a avancé cette réunion d'un jour dans le cadre de la mise à jour de son programme mensuel sous la présidence rotative du Royaume de Bahreïn. En vertu de cet ajustement, la session se tiendra le 23 avril au lieu du 24. Ce changement s'inscrit dans un contexte d'interactions internationales rapides et de considérations liées à l'agenda onusien, tout spécialement à la lumière des développements actuels au Moyen-Orient et dans la région du Golfe. Selon des sources onusiennes, cette session devrait être le théâtre de présentations clés. Les responsables affirment que « Staffan de Mistura, l'Envoyé personnel du Secrétaire général des Nations Unies pour le Sahara, et Alexander Ivanko, le chef de la MINURSO, livreront des briefings majeurs, aux côtés d'Asif Khan, le directeur de la Division des politiques et de la médiation au Département des affaires politiques et de la consolidation de la paix ». Ces mêmes sources ont confirmé la teneur des débats. Elles précisent que « les trois diplomates passeront en revue les nouveautés du processus politique et les résultats des cycles de consultations qui se sont déroulés avec la participation des quatre parties, à savoir le Maroc, l'Algérie, la Mauritanie et le Front Polisario ». Les discussions incluront de plus « l'évaluation de la situation sur le terrain et les perspectives de travail de la mission, et ce, dans le cadre de la mise en œuvre des dispositions de la résolution numéro 2797 du Conseil de sécurité ». Sur un autre registre, le Conseil de sécurité a gardé la date de sa deuxième session, prévue pour le 30 avril. Cette rencontre servira à « présenter le rapport du Secrétaire général de l'ONU, ou un briefing de son Envoyé personnel, autour des résultats de la révision stratégique du mandat de la MINURSO ». Cette évaluation se base sur une série de visites sur le terrain menées par des délégations onusiennes spécialisées. Ces tournées ont englobé les villes des provinces du Sud et les camps de Tindouf, en plus de la Mauritanie. Elles s'insèrent dans le cadre de « l'examen périodique de l'efficacité des missions de maintien de la paix et de l'adaptation de leurs rôles aux évolutions du conflit ». Tout ceci illustre de manière claire « la valeur cruciale de cette étape pour réévaluer la performance de la mission et pour déterminer ses perspectives de travail pour le futur ».