Une enquête d'ampleur menée en Italie a mis au jour un réseau structuré de prostitution impliquant indirectement plusieurs figures du football professionnel. Selon des informations relayées par la presse italienne, près de 50 joueurs évoluant en Serie A, dont certains appartenant à des clubs prestigieux comme AC Milan et Inter Milan, auraient eu recours aux services de ce réseau en tant que clients. L'opération, conduite par la Guardia di Finanza et supervisée par le parquet de Milan, a conduit à l'arrestation de quatre individus soupçonnés d'avoir organisé un système sophistiqué mêlant prostitution, blanchiment d'argent et événements nocturnes haut de gamme. Les autorités ont notamment procédé à la saisie de plus de 1,2 million d'euros considérés comme des revenus illicites. Selon les enquêteurs, l'organisation opérait sous couvert d'une agence événementielle basée dans la région milanaise. Elle proposait à une clientèle fortunée, composée notamment de sportifs professionnels et d'hommes d'affaires, des formules « tout compris » incluant soirées privées, hébergement dans des hôtels de luxe et services d'escortes. Les investigations révèlent également que certaines soirées étaient associées à la consommation de protoxyde d'azote, plus connu sous le nom de « gaz hilarant », utilisé comme substance récréative. Malgré l'ampleur de l'affaire, les clients identifiés, dont plusieurs footballeurs de haut niveau, ne font à ce stade l'objet d'aucune poursuite judiciaire. Les autorités italiennes précisent que les faits ne relèvent pas d'une infraction pénale en l'absence de violence ou de contrainte, les femmes impliquées étant décrites comme consentantes. Des écoutes téléphoniques versées au dossier mentionnent également l'implication d'un pilote de Formule 1, sans que son identité n'ait été révélée. Cette affaire suscite néanmoins une vive polémique en Italie, notamment dans les milieux du football, où l'image de certains clubs et joueurs pourrait être durablement affectée, malgré l'absence de mise en cause judiciaire directe à ce stade.