Le groupe italien Leonardo S.p.A. cherche à décrocher un contrat auprès des Forces Royales Air en mettant en avant son avion d'entraînement avancé M-346 Master, au moment où le renouvellement de la flotte marocaine dédiée à la formation des pilotes revient dans les discussions. Leonardo S.p.A. cherche à percer sur le marché marocain de la défense avec l'ambition de décrocher un nouveau contrat auprès des Forces Royales Air, rapporte Africa Intelligence. Le groupe italien, spécialisé dans les systèmes de défense et dont près de 30% du capital est détenu par l'État italien, met actuellement en avant le M-346 Master, un appareil d'entraînement avancé capable d'assurer, en complément, des missions d'attaque légère. Le dossier a été confié à David Fazio, vice-président chargé du développement commercial du groupe, qui pilote cette offensive sur le marché marocain. L'intérêt porté à ce type d'appareil s'inscrit dans une réflexion plus large menée par les Forces Royales Air autour du renouvellement progressif de leur flotte d'entraînement. Mis en service dans les années 1980, les Alpha Jet marocains ont longtemps constitué un maillon central dans la formation des pilotes appelés à rejoindre ensuite les escadrons de Dassault Mirage F1, de Northrop F-5 puis de General Dynamics F-16 Fighting Falcon. Bien qu'ils aient bénéficié d'un programme de modernisation entre 2009 et 2012, leur remplacement progressif revient régulièrement dans les discussions liées à l'évolution des capacités aériennes marocaines, à mesure que le Royaume modernise l'ensemble de ses moyens aériens. Sur ce segment, Leonardo n'est toutefois pas seul. Le Hongdu L-15 Falcon figure également parmi les appareils régulièrement cités comme candidats potentiels. Développé par l'avionneur chinois Hongdu, il mise sur sa polyvalence ainsi que sur sa compatibilité avec certains équipements déjà présents dans l'arsenal marocain. Autre appareil souvent évoquée : le KAI T-50 Golden Eagle, développé par Korea Aerospace Industries avec le soutien de Lockheed Martin. Plus rapide et plus offensif dans sa configuration, il est régulièrement présenté comme une solution intermédiaire entre avion d'entraînement avancé et chasseur léger. Cette nouvelle démarche intervient alors que Leonardo reste attentif aux opportunités marocaines après avoir échoué à décrocher, en 2022, le contrat d'hélicoptères militaires finalement remporté par Airbus Helicopters en novembre 2025. Ce marché prévoit la livraison de dix H225M Caracal destinés à renforcer les capacités des Forces Royales Air. Le choix futur des Forces Royales Air ne dépendra toutefois pas des seules performances techniques des appareils en compétition. Le coût d'exploitation, la maintenance, la disponibilité des pièces détachées, l'interopérabilité avec les plateformes déjà utilisées par le Maroc ainsi que les délais de livraison devraient également peser dans l'arbitrage final.