L'opposant congolais Moise Katumbi qui s'est vu refusé l'entrée en RDC a tenté troisième fois de rejoindre son pays natal pour se présenter aux élections, sans succès. Bloqué à la frontière entre la Zambie et la République Démocratique de Congo, la figure de l'opposition qui était jusqu'ici en exil, n'a pas réussi son coup à sa troisième tentative. Il devait rejoindre la RDC pour déposer sa candidature pour les prochaines élections avant la date finale de dépôt fixée au 8 août. « Le gouvernement zambien vient de signifier officiellement (à Moïse Katumbi) le refus des autorités de Kinshasa de le laisser franchir la frontière pour rentrer dans son pays » a tweeté, Olivier Katimat le directeur de cabinet Katumbi. Une affirmation que refute le porte parole du gouvernement congolais Lambert Mende qui qualifie le tweet du directeur de cabinet de « mensonge et manipulation » La veille, Moise Katumbi avait tenté de rejoindre la RDC par la Zambie après qu'il se soit vu interdit d'atterrissage à Kinshasa. Il avait trouvé le poste frontière fermé, rapportent ses partisans, plus d'une centaine, qui se sont déplacés pour l'accueillir des deux côtés des frontières. Katumbi qui est menacé d'arrestation s'il foule le sol congolais, ne s'est pas découragé pour autant. Son avocat parisien Eric Dupond-Moretti compte saisir « le comité des droits de l'Homme des Nations Unies pour constater cette nouvelle violation des droits fondamentaux de Moise Katumbi et cette violation du processus démocratique », a-t-il annoncé vendredi 3 août.