La tension géopolitique autour du détroit d'Ormuz a immédiatement secoué les marchés pétroliers. Dimanche soir, à la réouverture des échanges, le baril de West Texas Intermediate a franchi de nouveau le seuil symbolique des 100 dollars, porté par les craintes d'un blocage des flux énergétiques mondiaux. Après être brièvement redescendu autour de 97 dollars en fin de séance, le WTI pour livraison en mai a bondi de plus de 7 %, traduisant une réaction rapide des investisseurs face à l'escalade annoncée. Dans le même temps, le Brent de la mer du Nord a atteint environ 101,80 dollars pour livraison en juin, enregistrant une hausse proche de 6,8 %. À l'origine de cette volatilité, la décision de armée américaine d'imposer un blocus maritime visant les navires entrant ou sortant des zones portuaires iraniennes. Une mesure qui intervient en l'absence d'accord pour mettre fin au conflit en cours, renforçant les inquiétudes sur une perturbation de l'approvisionnement mondial. Le détroit d'Ormuz, passage stratégique pour une part significative du commerce pétrolier international, se retrouve une nouvelle fois au centre des équilibres énergétiques. Toute restriction de circulation dans cette zone entraîne mécaniquement des tensions sur les prix, les marchés anticipant une contraction de l'offre disponible.