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Difamation et vie privée
Publié dans Jeunes du Maroc le 06 - 12 - 2005

En Europe -mère des droits de l'homme- dans l'affaire Hingens, en 1986, la Cour a reconnu que la presse ne devait pas franchir les limites fixées pour "la protection de la réputation d'autrui", mais que "les limites de la critique acceptable sont plus étendues pour un politicien que pour un particulier".
Notre presse dite indépendante ne dépasse t-elle pas ces limites pour les politiques ? Dans son éditorial du numéro précédent de telquel, R Benchemsi cherche à nous persuader que "les hommes publics n'ont pas droit au respect de leur vie privé" en voulant nous comparer à d'autres pays développés. Qu'il soit citoyen lambda ou homme public, tout humain a droit à une vie privée et à une dignité. Certes, j'ai signé par principe la pétition de soutien avec Telquel, mais le recours à Hassan Najmi et à un Chikh pour dire que le terme chikha n'est pas diffamatoire est un parti pris.
Volens nolens, le terme Chikha dans le langage populaire a une connotation péjorative et diffamatoire. Et Mme Assouli est dans son plein droit de défendre sa réputation. Que le verdict ait été sévère est une autre histoire. Dans le second procès de madame Bouabid, qui a été accusée de détournement de fonds d'une association sur mauvais tuyau « filé » au journal, est aussi dans son plein droit. C'est vrai que tel quel a publié des excuses et un rectificatif en vertu de l'article 25 et 26 du code de la presse. Mais cela efface-t-il le préjudice moral qu'a subi cette femme ? L'information non fondée et publiée dans ce cas est une pure calomnie. Celle-ci laisse des séquelles car comme d'aucuns le disent : Calomniez, calomniez il en restera toujours quelque chose ! Certes, L'éditorialiste de telquel lui même reconnaît : "Qu'aucun personnage public au monde n'est heureux de voir sa vie privée exposée au public".
Mais il sait aussi et il écrit que de tels sujets sont vendeurs. Donc ici c'est le commercial qui l'emporte sur la noble mission du journaliste, d'informer et d'inculquer les grandes valeurs de la démocratie et du développement ! Non un responsable -homme ou femme- a droit à une vie privée.
Affirmer que la vie privée des dirigeants influe sur leur action publique est un leurre. Bien au contraire, nous voyons chaque jour des gens qui semblent être des anges mais qui en réalité sont des dilapidateurs des deniers publics, quand ils ne sont pas simplement corrompus cupides et sans fibre nationaliste aucune. Non je n'ai que faire de la vie privée des responsables, mais ce qui m'importe c'est leur gestion et leurs apports à la construction d'une nation et à sa sortie du sous-développement. D'ailleurs, les journalistes ont-ils fait assez d'enquêtes de reportages d'investigation... en essayant de porter la plume dans la plaie marocaine, pour s'intéresser à la vie privée des rois ou des citoyens ? Au contraire, ils ne font qu'ajouter des plaies inutiles. Notre presse en cherchant trop les scoops ainsi que de répondre « aux vrais attentes de son public qu'elle connaît bien » ne s'enfonce-t-elle pas trop dans ses intérêts commerciaux égoïstes, en oubliant un peu sa déontologie et sa vraie raison d'être ?


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