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Ne te tais plus mon enfant
Publié dans Jeunes du Maroc le 03 - 05 - 2006

La pédophilie est partout dans le monde un fléau qui ne cesse de se répandre et de briser la vie d'âmes innocentes, un pénible calvaire que subissent des millions d'enfants. Un grand supplice qui n'épargne aucunement notre pays dans lequel le silence et la honte sont les principales barrières à la dénonciation de ce terrible phénomène. Le temps passe et l'histoire se perpétue au Maroc mais les victimes de cette tragédie n'arrivent pas toujours à tourner la page sur leur douloureux passé et ne comprennent pas pourquoi de tels actes ne sont pas punis sévèrement par la justice.
Les pédophiles sont partout, y compris au Maroc, et ce qui leur permet de commettre leur crime sans se faire prendre et en toute impunité dans notre pays, c'est tout simplement le silence des victimes et de leur famille. Un silence souvent justifié par la honte et le désespoir de retrouver un jour une vie normale.
Ce fléau a cependant fait l'objet d'un reportage diffusé récemment sur l'une de nos chaînes, une initiative qui a contribué à briser le tabou. Au cours de l'émission, toutes les facettes de la pédophilie ont été abordées : du viol d'un enfant aux mariages avec des mineures, sans oublier les nombreux cas d'incestes présents au Maroc, rien n'a été laissé pour compte. Mais le reportage en question a surtout été le reflet de l'opinion et de l'attitude des marocains face à cette tragédie.
Quand certaines familles décident de dénoncer le viol de leurs enfants, d'autres préfèrent se taire par peur des « qu'en dira-t-on ». En choisissant le silence, c'est la vie d'un enfant qui est totalement brisée, une âme innocente, une jeunesse volée par un désir sexuel aussi terrible qu'incompréhensible et impardonnable.
A travers l'émission ce sont des familles, des mères et des membres d'associations qui mènent une réelle bataille pour bannir et faire disparaître ce désastre. Aux côtés de ces militants contre la pédophilie, les forces de police sont également présentes pour mettre la main sur ces criminels sexuels. La justice aussi semble jouer un rôle dans ce véritable combat, un rôle qui paraît pourtant minime et omniprésent lorsque l'on s'aperçoit que les sanctions à l'encontre des accusés sont largement inférieures à l'importance de la faute et du crime commis.
En effet dans la majorité des cas de viols ou d'incestes, les accusés s'en sortent à bon compte puisqu'ils écopent de 5 à 15 ans de prison en première instance, une peine presque toujours divisée par deux lorsque les coupables font appel. Autrement dit une sanction tout à fait dérisoire et insignifiante quant au crime commis et au supplice infligé à des âmes si fragiles et si innocentes. C'est là la principale faute de la justice de notre pays et de son fonctionnement dans les affaires de pédophilie.
Mais le système judiciaire n'est pas le seul fautif quand on entend certains étudiants marocains déclarer, dans le reportage, que le mariage entre un homme et une mineure est toléré lorsque les parents de la future mariée sont consentants. Selon les personnes interrogées, cela s'appellerait la « pédophilie hallal », une expression totalement sidérante et scandaleuse à notre époque.
Un homme de 55 ans peut donc épouser une jeune adolescente de 13 ans sous prétexte que la famille de la fillette est d'accord !
Après la « pédophile hallal », que va-t-on encore inventer ? Le vol hallal ou encore le meurtre hallal ! Et dire que l'on est au 21ème siècle ! Après avoir regardé l'émission, on peut effectivement douter de l'ère dans laquelle on vit. Les marocains ont peut être pris le calendrier musulman pour seul et unique repère temporel et selon eux on vivrait encore comme en 1427.
Combien de temps va-t-il falloir à notre peuple pour qu'il se réveille enfin ?
Sans doute quelques 579 ans...


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