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Ahmed El Gharbaoui : «L'artiste n'est pas un extra-terrestre. Il doit vivre sa vie au milieu des autres"
Publié dans La Gazette du Maroc le 26 - 06 - 2006


«Moulhimati», «Oumaha»,
«Ana âabd ezzine» pour ne citer que ces trois titres sont parmi les œuvres les plus connues du chanteur -compositeur Ahmed El Gharbaoui à qui nous souhaitons d'ailleurs un prompt rétablissement puisqu'il se trouve aujourd'hui dans un état de santé un peu précaire. Ce chanteur à la voix chaude et veloutée et au style particulier, compte parmi les vedettes de la chanson marocaine les plus en vue depuis des décennies.
À son actif, cet infatigable artiste ne compte pas moins de 350 chansons conçues tout au long d'un demi-siècle de présence...
La Gazette du Maroc : Tout d'abord, une petite question que vos admirateurs se posent avec une certaine inquiétude : Quel est l'état de santé actuel d'Ahmed El Gharbaoui ?
Ahmed El Gharbaoui : Dieu merci, je me sens légèrement mieux ces dernières semaines avec
le retour du soleil et du beau temps, car la détérioration de mon état de santé survient essentiellement du froid. C'est dire qu'à cause de mon allergie, je traverse de pénibles moments en hiver lorsqu'il fait mauvais temps.
Et à propos, côté confères artistes, vient-on vous rendre visite souvent à la maison?
De temps en temps. L'amitié n'est pas conditionnée par un état de santé déterminée. Quand on est lié d'amitié ou de rapport professionnel avec quelqu'un, on doit l'être pour le meilleur et pour le pire.
Parlons-en du pire pendant que l'on y est. Un mot sur cette fidélité en amitié devenue très rare de nos jours dans les relations sociales ?
Eh oui ! A chaque époque, ces mentalités. Mais tous les gens ne sont pas pareils. Il existe encore de bons et loyaux amis qui se montrent disposés à tout moment à vous rendre service, à venir à votre secours, à vous aimer tout simplement sans petits calculs et sans arrières-pensées.
On sait de vous que, le plus souvent, vous composez vous-même les chansons que vous interprétez ? Est-ce parce que vous manquez de confiance, si l'on ose dire, en la capacité des autres compositeurs sur la place ?
Mais, pas du tout ! Nous avons de talentueux compositeurs au Maroc. Je ne vais pas citer de noms, mais tous nos compositeurs font honneur à leur art et à leur pays. Et si je compose mes chansons moi-même, ce n'est pas par égoïsme, mais parce que cela me facilite le fait de les interpréter par la suite.
Toujours dans le même sillage, pouvez-vous nous situer sur le nombre exact ou approximatif de chansons que compte votre répertoire et ce, depuis le début de votre carrière artistique à l'aube des années cinquante jusqu'à nos jours ?
Le nombre exact est de 350 chansons partagées entre le sentimental, le religieux et le patriotique.
Si vous n'étiez par artiste, pour quel autre métier votre couer aurait-il balancé ?
Alors là, je dirai, sans la moindre hésitation, pour le métier de marin.
À propos, on sait de vous que vous étiez un grand et infatigable pêcheur. L'êtes-vous toujours ?
Oui, lorsque mon état de santé me le permet, bien sûr.
Tant que l'on parle santé, la vôtre est devenue un peu fragile, malgré cela comptez-vous retourner effectivement un jour à la chanson ?
Bien entendu, lorsque les conditions le permettent. Moi, j'ai la chanson dans les veines. C'est elle qui me retient à la vie en quelque sorte. A ce sujet, j'annonce à mon public que j'aurai une belle surprise pour lui prochainement.`
Franchement, trouvez-vous un plaisir à ce que les gens vous reconnaissent dans la rue ?
Sur ce point-là, je tiens à vous dire que j'éprouve un profond respect pour le public. D'ailleurs, je réponds avec le sourire et avec beaucoup de plaisir à tous ceux qui me saluent ou qui tiennent à me parler, et cela m'honore de le faire. Vous savez, un artiste n'est pas un extraterrestre! Il doit vivre sa vie au milieu des autres.
Etes-vous du genre qu'on décourage facilement ?
Pas du tout ! Je suis de nature tenace. Quand je tiens à une chose et que je sais que je suis tout à fait dans mon droit, je ne lâche pas prise. Je tiens le coup en m'accrochant et en tenant tête à toutes les tempêtes qui se soulèvent sur mon chemin. C'est une question de conviction.
En ce qui est des tempêtes, comment qualiferiez–vous ces gens qui parcourent la vie en semant toutes sortes d'embûches sur le chemin des autres ?
Des gens méprisables ! Au fait, ce genre de personnes, le plus souvent poussées par la mesquinerie ou une certaine jalousie maladive, ne font que se fatiguer car les gens forts de caractère n'attribuent aucune attention à leurs combines. Et le plus grand châtiment à leur infliger, c'est tout simplement «l'indifférence».
On dit d'Ahmed El Gharbaoui qu'il est trop généreux et qu'il aide (matériellement) tous ceux qui viennent le voir. Est-ce vrai ?
Oh, n'exagérons rien ! Je fais cela dans la limite de mes possibilités du moment. Et les gens qui viennent me voir sont des personnes qui me vouent un certain respect et qu'ils ont confiance en moi. Alors, je fais tout mon possible pour ne décevoir personne.
Et vous, n'avez-vous jamais était déçu par quelqu'un, surtout à un moment où vous ne vous attendiez pas à un tel comportement de sa part ?
Si vous le permettez, j'aimerai bien m'abstenir de répondre à cette question. Quand je suis déçu ou blessé par un comportement ou par un événement, je n'aime pas remuer le couteau dans la plaie. Cela me fait souffrir doublement
Maintenant, une question qui n'a absolument rien à voir la souffrance : quel a été le plus heureux, le plus beau jour de votre vie ?
Sans conteste aucun, c'est le jour où j'ai chanté pour la première fois devant le regretté Sa Majesté Hassan II. A la fin de mon tour de chant, notre cher souverain m'a félicité et m'a encouragé à continuer sur la même voie. Pour moi, c'est un souvenir impérissable.
Avez-vous un conseil à donner à ceux qui n'aiment pas le style de chant d'Ahmed El Gharbaoui ou El Gharbaoui lui-même
(Rire) « ioua Allah yehdihoum » ! ils n'ont pas à aimer ou à détester El Gharbaoui ! Il serait plus logique qu'ils aiment l'art tout court, sans étiquette, sans le « personnaliser », sans songer au créateur de l'œuvre.
Etes-vous parmi les mordus de la télévision ? Un peu, beaucoup, passionnément ?
Un peu ! D'ailleurs, si je ne me trouve pas fatigué. Ce que j'aime encore plus que l'image, c'est le livre, la lecture en général. Là, je trouve un repos absolu du corps et de l'esprit.
À part le livre, comptez-vous beaucoup d'amis en chair et en os ?
J'en ai tellement «l'hamdou lillah». Des amis fidèles auxquels je suis lié depuis des décennies. Tenez, pas exemple, mon amitié, qui remonte à 50 ans environ, avec le chanteur Abdelwahed Tétouani que je considère toujours comme un véritable frère.
Si un ami vous trompe, vous vous emportez contre lui en essayant de lui rendre la monnaie de sa pièce ou bien vous « encaissez le coup » et vous vous taisez ?
Dans ce cas bien précis, ma devise est simple : il n'y a pas mieux que de laisser le soin au temps et aux circonstances de se venger à votre place.
Si vous étiez journaliste, quelle serait la question la plus gênante que vous aimeriez poser au compositeur-chanteur Ahmed El Gharbaoui ?
Sans détour, j'opterai pour celle-ci : « pourquoi vous ne faites pas comme Fath Allah Lemghari et autres artistes marocains en écrivant, en composant et en interprétant toutes vos chansons ?»


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