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Les nouveaux tourismes : Marrakech s'offre une santé avec le rural

Une « néo-mellah » sera édifiée autour d'un saint juif sur un terrain situé à Aït Imor. Une station thermale, et une autre saline, de nombreux hôpitaux et autres cliniques pousseront comme des champignons à partir de 2007. Marrakech entend bien profiter de sa nature et de sa vitalité.
De plus en plus, l'Agence urbaine est appelée à décider des suites à donner aux projets relevant du tourisme rural. D'ores et déjà, à une soixantaine de kilomètres à la ronde, des projets touristiques et résidentiels parsèment la région : «L'oliveraie de Marigha», «La roseraie»…etc. Des projets plus imposants sortiront de terre à court terme.
On en citera les cinq majeurs qui ont fait l'objet de conventions d'investissement avec le gouvernement en 2005, avec Four Seasons, Assoufid, Samannah, du Groupe Alain Crenn, Golf Resort Palace, de Fouad Filali. En 2006, se sont ajoutés les projets des Emiratis Emaar que sont la station de ski et le golf de l'Oukaïmeden ainsi que le complexe de Chrifia. Le montant total de ces investissements dépasse les 2,6 milliards de dollars.
Des projets s'inscrivant dans le vecteur du développement du tourisme rural sont en cours de montage. Certains ont été déposés et d'autres font encore l'objet de tours de table. Certains projets intégrés allieront des valeurs ajoutées multiples et complémentaires. Nous en citerons ci-dessous quelques-uns, notamment ceux qui dressent des ponts entre villégiature et technologie. Ainsi, par exemple, les biotechnologies constitueront sûrement une filière à forte valeur ajoutée avec un potentiel de développement en lien avec l'activité agro-végétale de la Région. Des pôles d'excellence sont à développer avec les partenaires universitaires dans le domaine de la gestion de l'eau, des variétés des plantes, des semences, des parades contre les maladies…etc. Alors que le CHU de Marrakech ouvrira bientôt ses portes, quelques projets probants visent à corser le tourisme-santé: Une filière à développer en lien avec les potentialités de diversification du cluster tourisme (pôle de soins, récupération…etc.)
Un boom des infrastructures de santé
Les indicateurs sociaux ne sont pas étrangers à cet engouement. Le secteur de la santé pourra aligner… une bien meilleure santé dès l'année prochaine: Ouverture du CHU en 2007, édification d'un centre pour grands brûlés et d'un autre voué à la lutte contre le cancer, création d'une clinique multi-spécialités (zone d'Agdal), mise en route d'une clinique du cœur et des vaisseaux avec centre de formation, construction du premier palace-clinique pour la chirurgie esthétique en Afrique du nord…etc. Notons que Marrakech compte d'ores et déjà un hôpital général, quatre hôpitaux spécialisés, le meilleur hôpital militaire du Royaume, 20 cliniques privées toutes spécialités confondues, une polyclinique de la CNSS, 97 cabinets de chirurgie dentaire…etc.
«Les indicateurs de la Région sont au vert. Cela a été pour beaucoup dans notre choix de créer le premier palace-clinique du Maroc», explique Alain Lascar, le patron de Riad Invest. Son projet est, en effet, novateur. Jugeons en : une centaine de suites dont la moitié avec piscine privative, une clinique ultramoderne spécialisée dans la chirurgie esthétique (15 lits), deux palais 5 étoiles de 2500 m2 chacun, aire d'atterrissage d'hélicoptères, 180 employés…etc. Le tout verra la lumière sur la route de l'Ourika dans huit à dix mois. «Notre intérêt est celui, outre
les avantages de synergie entre compétences et structures relevant de deux secteurs d'activité différents, de saisir l'opportunité de développer un savoir-faire du futur (vieillissement accru des populations européennes, coût exorbitant de la chirurgie plastique en Europe…etc.) en bénéficiant de l'avantage de l'innovation à Marrakech. Pour cela, nous ciblons dans un premier temps un segment à haut pouvoir d'achat grâce au haut de gamme (HG) et très haut de gamme (THG). Notre client n'a pas besoin d'aller ailleurs à la suite d'une opération de chirurgie esthétique. Pour le remettre en forme, nous lui offrons la nature paradisiaque de l'Atlas, une suite confortable et deux palaces de 5 étoiles».
Thermes, thérapie saline, etc. : la santé par les éléments
A Tighedouine, à une cinquantaine de kilomètres de Marrakech, des investisseurs sont sur les rangs pour une exploitation thérapeutique des nombreuses sources bénéfiques du site. Aux côtés de quelques sources à l'eau buvable bienfaisante se trouve une source sulfurique comparable aux thermes de Moulay Yacoub à Fès.
Entre Ouirgane et Marigha, une saline est convoitée pour l'édification d'un grand centre de traitement des
douleurs articulaires (arthrose, arthrite, périarthrite…etc.) Trois groupes dont deux étrangers cherchent à y installer des centres thérapeutico-hôteliers.
«Je crois qu'il est temps que l'Etat ouvre pour de bon le dossier des terres collectives, notamment celles qui relèvent du statut Guich. Les besoins en foncier rural s'accroissent vertigineusement. La méthode du «cas par cas» connaîtra bientôt ses limites.
Il y donc urgence à «privatiser». Le législateur doit s'armer de courage pour rendre ces terres au droit privé, les arrachant aux aléas claniques de la sphère coutumière», nous dit Zine El Abidine My Taïeb, qui, métreur agréé de son état, ne cesse de parcourir la Région.
Les terrains sont donc là. Les surliquidités étouffent les banques. La philosophie générale de l' «Etat Mohamed VI» privilégie le partenariat et le volontarisme. Qu'attend-on pour donner la bonne impulsion au tourisme rural, médical ou non ?
Des obstacles au tourisme rural
Autour de Marrakech, le tourisme rural pâtit malgré tout d'un ensemble d'obstacles juridiques, réglementaires et financiers. Les porteurs de projets sont confrontés en premier lieu aux ennuis cadastraux. Une mosaïque de statuts quasiment verrouillés frappe les terres dans une région qui a connu une histoire riche. Il n'est donc pas superflu de détailler ces statuts afin que l'on se rende compte de leur extrême complexité. Il y a d'abord les terres Guich qui obéissent à deux appellations: le concédé et le non concédé. Le premier correspond à d'anciennes propriétés relevant du domaine privé de l'Etat (DPE) sur lequel ce dernier avait concédé dans une première phase à certaines tribus le seul droit d'exploitation, la puissance publique conservant celui de la propriété. Dans une seconde phase, et sous la pression des bailleurs de fonds internationaux, l'Etat dut consentir le droit de propriété ou droit éminent. Le Guich non-concédé correspond à la situation où l'Etat conserve son droit éminent, freinant ainsi toute possibilité pour le détenteur du droit d'exploitation de mettre la terre en valeur par le biais de financements bancaires. Les collectivités locales, Région en tête, pâtissent de cet état de choses. La superficie totale des terres Guich (concédé ou non) de la Région dépasse le million et demi d'hectares. Par ailleurs, les terres « jomouâ » dont la gestion, confiée, sous la tutelle du ministère de l'intérieur, aux « Naïbs » en première instance et aux « Conseils de tutelle » en appel, tient toujours du droit coutumier. Leur superficie totale avoisine les 3.500 hectares.
Soumis aux statuts Guich et Jomouâ, auxquels il y a lieu d'ajouter celui des Habous, des terres comptant près de 2 millions d'hectares sont ainsi « gelées » par des statuts dont la plupart ont été pérennisés par des textes datant du début du siècle dernier : Dahirs du 27 avril 1919, 1er juillet 1914, 4 mars 1925, 15 août 1928…etc. Difficilement aliénables, ces terres ne peuvent profiter ni à leurs « ayants-droit » souvent happés par les lumières de la ville, ni aux investisseurs en quête de grands espaces.


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