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Casablanca, destin mondial
Publié dans La Gazette du Maroc le 23 - 04 - 2007

Durant les mois d'avril et mai prochain, la ville de Casablanca fera l'objet de plusieurs visites effectuées par des analystes et des spécialistes étrangers du patrimoine mondial. Des groupes d'études, des visites guidées, des thématiques et des débats pour faire le tour d'une cité moderne qui a inscrit son nom à la liste des villes les plus représentatives de l'architecture du XX siècle. Un intérêt qui nous vient de l'étranger, et qui pourrait stimuler les décideurs locaux à rendre à la ville son éclat et son lustre d'antan.
Ce n'est pas un fait nouveau. Casablanca jouit d'une réputation internationale comme l'une des villes les plus riches en édifices caractéristiques à la fois du caractère innovant du XX siècle et d'un ensemble urbain autour du centre-ville, où il y a le plus grand nombre de joyaux urbanistiques à protéger. C'est dans ce cadre qu'une délégation comprenant plus de 100 personnes, effectue un déplacement à Casablanca pour plusieurs jours d'études et de découvertes. Un programme chargé, mis en place par l'Association Casamémoire, autour de visites guidées, tours de la ville, journées d'études, débats et conférences.
Avant l'arrivée de cette forte délégation suisse, il y a eu un groupe de 30 Belges (voir encadré) qui ont parcouru la ville, suivi de 10 autres personnes du Lycée Lyautey de Casablanca, animés par la même volonté de découverte et surtout la nécessité de connaître toutes les richesses de leur ville. Mais l'événement majeur demeure ce déplacement en force des Suisses, qui ont toujours considéré Casablanca «comme l'une des villes les plus importantes sur le plan urbanistique et architectural» dans le monde. Ces journées d'études revêtent un intérêt particulier, parce qu'il s'agit là de la prestigieuse Ecole de Berne, l'une des plate-forme européenne qui se penchent sur l'étude du patrimoine dans le monde.
Les 100 Suisses de l'Ecole de Berne
Mais Casablanca constitue pour eux une salle de classe à ciel ouvert et grandeur nature, puisque c'est la ville où nous avons le plus de monuments au mètre carré dans le monde. C'est une ville musée, dans un sens, et qui attire les chercheurs tant pour l'historicité de ses réalisations que pour son statut de laboratoire de toutes les innovations de l'architecture du XX siècle.
Les professeurs suisses, accompagnés de leurs étudiants, profitent de ces journées pour illustrer plusieurs points de vue sur le rôle de l'architecture dans le développement d'une culture, sa place dans la mémoire collective et sa participation à forger une identité tant urbaine qu'humaine. Cette démarche participe de la philosophie de l'Ecole de Berne, mais aussi de tout un programme européen qui se penche depuis quelques années sur les interactions entre les cultures occidentales et arabes. C'est l'apport de cet échange, né des colonisations, qui est au centre des débats. Des villes comme Casablanca n'ayant pas vu le jour par hasard, mais sont les fruits de plusieurs visions, émanant de plusieurs sensibilités, qui justement leur donnent leur cachet unique dans le monde. Et Casablanca est aujourd'hui au cœur de l'actualité puisque plusieurs autres écoles européennes et nord-américaines étudient la possibilités de ville résolument moderne mais avec un cachet local particulier et un héritage bien représenté. Et peu de villes arabes peuvent se vanter d'une telle réussite.
Que ce soit Damas, Beyrouth, le Caire ou d'autres villes comme Karachi ou Istanbul, les influences ne sont pas si évidentes comme c'est le cas pour Casablanca. La ville, dans son acception moderne, trouve en Casablanca un chantier de toutes les expérimentations où les plus grands architectes français du XX siècle ont installé une avant-garde que personne ne pouvait oser ni à Paris ni à Berlin.
Cette visite, importante pour la ville, sera suivie par une autre qui regroupe d'autres chercheurs venus des Pays-Bas pour les mêmes motifs : étudier les différents courants urbanistiques de la ville, mettre le doigt sur les styles architecturaux, alerter l'opinion publique sur les dangers de la non-protection du patrimoine architectural et offrir aux étudiants des exemples uniques d'architecture moderne.
Des Belges dans la ville
C'est un groupe de trente (30) personnes, toutes de nationalité belge, qui ont visité la ville de Casablanca le dimanche 15 avril dernier. Une visite organisée par l'Association Casamémoire, qui œuvre pour la protection et la sauvegarde du patrimoine architectural et urbain de la ville. Il était question d'un parcours qui fait presque le tour de tout le centre-ville. Les visiteurs, tous subjugués par la richesse du patrimoine de Casablanca , ont pu sillonner les grandes artères, en s'arrêtant sur quelques symboles typiques du patrimoine du Maroc. Et c'est là, un parcours qui met en évidence à la fois, les plus beaux bâtiments du Boulevard Mohammed V, un véritable concentré architectural de grande facture, les passages comme ceux d'El Glaoui, le Grand Socco, Sumica, Tazi, ainsi que de grands noms d'architectes qui ont donné à la ville ses lettres de Noblesse, d'Albert Laprade, à Marius Boyer en passant par Albert Greslin, Adrien Laforgue, Paul Tournon, Delaporte, Edmond Brion, Hubert Bride et d'autres grandes figures, qui ont fait de Casablanca la ville moderne que l'on connaît aujourd'hui. Pour les organisateurs de ce type de visite, c'est une façon de sensibiliser l'opinion publique internationale, aux richesses dont regorge la ville et surtout, par ricochet, pousser les autorités locales à se tourner vers la préservation de ce patrimoine, qui a perdu beaucoup de ses joyaux. Les visiteurs belges, qui connaissent Casablanca à travers une série de documentaires réalisés sur sa place dans le patrimoine mondial, ont mis l'accent sur deux points majeurs. D'un côté, la diversité des styles architecturaux qui reflètent des sensibilités urbanistiques mis en scène par quelques uns des noms cités plus haut ; d'autre part, ils ont insisté sur l'urgence de sauver d'autres immeubles qui tombent en ruine, de réhabiliter des quartiers entiers qui regorgent d'exemples architecturaux à sauvegarder et surtout la nécessité pour le Maroc d'œuvrer à inscrire le centre-ville au patrimoine universel de l'humanité.


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