Après une absence due au service militaire... le groupe coréen BTS signe un retour en force avec des chiffres records    Après-pétrole maritime : ce que le Maroc peut faire, dès maintenant    Détroit d'Ormuz : l'armée américaine affirme avoir "réduit" la menace iranienne    Désintox : De l'agence de presse nigériane aux sites à buzz : autopsie d'une fake news devenue «fait historique»    Sénégal: Obligada por la CAF, la FSF intenta apagar la polémica en torno a la camiseta Puma con una estrella    Tanger-Med : Saisie de 4 tonnes de cannabis dissimulées dans du faux poisson    Accord agricole Maroc-UE : la Commission européenne soutient le système d'étiquetage    Officiel : Rayane Bounida dit NON à la Belgique et choisit le Maroc !    Voici les hauteurs de pluies enregistrées ces dernières 24H    2ème tour des municipales en France: La participation focalise l'attention    Paradoxe des Lions : Regragui part sans titre, Ouahbi arrive déjà champion    Commerce extérieur : le Maroc accélère sa transformation numérique    Kyntus Morocco Branch : dans l'Oriental, 220 emplois créés, 400 visés d'ici 2028    Sultana Khaya sort du silence et dément toute «scission» avec le Polisario    Sénégal : Contrainte par la CAF, la FSF tente d'éteindre la polémique autour du maillot Puma à une étoile    De la 2G à la 6G : une innovation chinoise réduit la consommation d'énergie et multiplie la vitesse des communications    Ligue des champions CAF: L'AS FAR et Berkane appelées à renverser la vapeur    Gaz de Tendrara: Le commercialisation annoncée pour le troisième trimestre 2026    Aïd Al Fitr : Grâce Royale au profit de 1201 personnes    La Banque mondiale s'apprête à valider un programme de 300 M$ pour renforcer la résilience financière du Maroc    Washington allège ses sanctions contre le pétrole iranien pour faire baisser les cours    Le temps qu'il fera ce samedi 21 mars 2026    Ligue 1: Bilal Nadir de retour à l'entrainement avant le choc OM-Lille    Football féminin : la FIFA impose la présence d'entraîneuses sur les bancs    L'Afrique du Sud apporte son soutien juridique pour le Sénégal après la perte de son titre AFCON    Perturbations météo: Suspension des liaisons maritimes entre Tarifa et Tanger ville    Un ex-ministre algérien accuse l'administration Trump d'exercer des pressions sur Alger et le Polisario    Rabat. SM le Roi, Amir Al-Mouminine, accomplit la prière de l'Aïd Al-Fitr à la mosquée "Ahl Fès" et reçoit les voeux en cette heureuse occasion    Pétrole: Les stocks stratégiques commencent à être mis sur le marché    Tanger Med: Mise en échec d'une tentative de trafic de plus de 3,9 tonnes de chira    Alerte météo: Averses orageuses et fortes rafales de vent ce vendredi    Did Morocco really walk off the pitch during an AFCON 1976 game?    Etablissements pionniers : L'ONDH engage 15,8 MDH pour mesurer la conformité à la labellisation    L'ambassadeur de France Christophe Lecourtier annonce son départ du Maroc    Mort de Chuck Norris, légende du cinéma d'action    Théâtre : Ouverture des candidatures pour le soutien aux projets culturels et artistiques    Revue de presse ce vendredi 20 mars 2026    SM le Roi, Amir Al-Mouminine, accomplit la prière de l'Aïd Al Fitr à la mosquée "Ahl Fès" à Rabat    Aïd Al Fitr célébré vendredi au Maroc    Aïd Al Fitr : Grâce Royale au profit de 1201 personnes    Le Roi, Amir Al-Mouminine, accomplira vendredi la prière de l'Aïd Al Fitr à la mosquée "Ahl Fès" à Rabat    «Porte Bagage» triomphe à Bergamo et consacre une nouvelle voix du cinéma marocain    Produits du Sahara : Bruxelles précise le poids réel des exportations vers l'UE    Séisme d'Al Haouz : Aziz Akhannouch accélère la reconstruction    Carte de l'artiste : les demandes déposées jusqu'au 31 décembre 2025 examinées    UNESCO : Medellín, en Colombie, désignée Capitale mondiale du livre 2027    FESMA 2026 : Lomé au cœur des saveurs africaines    Film : Rire, couple et quiproquos au cœur d'une comédie marocaine    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Le vent de la discorde
Publié dans La Gazette du Maroc le 18 - 11 - 2002


USFP
La constitution du gouvernement a créé
un choc au sein de l'USFP. Youssoufi est ouvertement critiqué. Le congrès est revendiqué par la majorité du parti. Un nouvel écrémage est en vue, mais les ténors ont changé.
L'USFP avait été secouée par le choix des candidats. Dans plusieurs régions, les candidats imposés par le bureau politique avaient été rejetés par la base. La nomination de Driss Jettou, le communiqué du bureau politique qui l'a suivie et l'acceptation de siéger dans le nouveau cabinet avaient jeté le trouble. Trouble perceptible lors du dernier comité central où la majorité avait plaidé la non-participation, mais où finalement, le comité central a donné délégation au bureau politique pour négocier. C'est cette délégation qui, aujourd'hui, pose un grave problème.
Abderrahman Youssoufi a refusé depuis la réunion du comité central toute discussion au sein du bureau politique. Il a négocié tout seul avec Bouzoubaâ (qui n'est pas membre du bureau politique). Deux jours avant l'annonce de la composition du gouvernement, il a déclaré à un membre du bureau politique qui venait aux nouvelles, en pleine réunion hebdomadaire :“je ne peux rien vous dire, rien n'est fait”. C'est donc avec grande stupeur que les élus du sixième congrès ont appris la reconduction des amis de Youssoufi au nom du parti.
Lors de la réunion hebdomadaire du bureau politique qui a suivi, le clash était certain et il advint. Elyazghi s'est porté pâle comme cela devient son habitude depuis un certain temps, chaque fois que l'ambiance est chaude. Mais Mohamed Guessous n'a pas contenu sa colère et a apostrophé Youssoufi en des termes très durs. D'abord sur le manque de respect qu'il a montré à ses pairs du bureau politique mais aussi sur l'autonomie de décision du parti. Driss Lachgar et Abdelhadi Khaïrat ont dénoncé le comportement clanique du premier secrétaire et le fait que Youssoufi ne compose qu'avec ses affidés.
Une réunion devait réunir le bureau politique et celui de la jeunesse ittihadia. Les jeunes se sont montrés très critiques envers la direction et ont réclamé un nouveau congrès du parti. Driss Lachgar qui était là en tant que membre du bureau politique de la jeunesse a laissé la parole au premier secrétaire pour se défendre. Celui-ci a nargué les jeunes et a refusé tout débat. Puis Khalid Alioua et Habib Malki sont arrivés de manière impromptue et sans qu'ils soient conviés à la réunion. Lachgar a préféré alors partir. Le lendemain, lors de la réunion du bureau politique, il attaque Alioua sur la gestion de l'Ittihad Al Ichtiraki et son utilisation du député de Casablanca malgré le parti, pour son autopromotion. C'est le clash généralisé.
Depuis c'est la guerre des tranchées. Le premier secrétaire refuse tout débat sérieux, nargue son monde et avance que “le parti n'a pas de problèmes et que seuls Al Ahdat Al Maghribia et ses amis veulent en créer”. Ce faisant il vise à tort Elyazghi. A tort, parce qu'il n'est pas actionnaire et que Labrini et Karchaoui ont été les premiers à quitter le parti pour dénoncer le courant Youssoufi et ses agissements, sans en référer à Mohamed Elyazghi.
En outre, Elyazghi est en sérieuse perte de vitesse. Ceux qui s'en sentaient proches lui reprochent son manque de combativité. Lors des batailles pour les candidatures, il a laissé faire, s'absentant souvent et ne se battant jamais. Sur la question du gouvernement, il ne s'est guère montré plus pugnace. Dès lors, le bureau national de la jeunesse, la majorité des membres du bureau politique et l'immense majorité des cadres veulent un congrès dans les plus brefs délais pour faire le ménage. Cette fois, il n'y a pas de courants en jeu. Elyazghi ne maîtrise plus ni l'appareil, ni ses plus proches lieutenants. Une nouvelle direction est en train d'émerger. Il lui reste à retrouver un projet mobilisateur pour rénover le parti. Le mouvement initié pour rebâtir une centrale syndicale participe du même processus. Par pur instinct de survie, le parti charnière de la vie politique du Maroc a enclenché un processus de révolte contre la mainmise du gouvernement sur les structures partisanes. La séparation est en vue. Ce phénomène fort clair à l'USFP, se fraye un chemin au sein d'autres partis. Ni l'Istiqlal, ni le PPS, ni le RNI ne sortiront indemnes de la période actuelle. Si des forces externes ne s'en mêlent pas, il est fort à parier que la recomposition du champ politique est en route. Cette recomposition se fait essentiellement autour de la démocratie interne, de l'autonomie de décision des partis et donc du refus que des combines remplacent des choix politiques cohérents. En fait, tout semble indiquer que la volonté de contrôler le champ politique a eu des effets pervers. Elle a cristallisé contre elle toutes les contradictions partisanes et fragilisé les anciennes directions jugées trop complaisantes. Les groupes parlementaires mènent d'ailleurs la fronde, ce qui est très significatif de l'état d'esprit général.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.