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LES PARTIS NE SAVENT PLUS À QUEL SAINT SE VOUER : Le Modem El Himma et le silence des agneaux
Publié dans La Gazette du Maroc le 08 - 02 - 2008

Le Modem, ou Mouvement des démocrates, initié par un parterre de personnalité d'horizon différent, accueilli au début par un sentiment de réserve, commence à faire bouger le gotha politique. A un rythme de plus en plus audible ! Certains partis ont choisi la voix de leur jeunesse, d'autres ont marqué la différence par presse interposée.
Alors qu'Abbas El Fassi, le SG de l'Istiqlal a qualifié le Mouvement Démocrate, Modem, de club de réflexion, la jeunesse du parti a poussé le bouchon un peu loin. Dans un communiqué de son Bureau exécutif, rendu public le début de la semaine écoulée, il a fustigé la tentation «de vider le multipartisme de tout substrat». En décodé, les jeunes istiqlaliens, dont le maître à penser reste Abdellah Bekkali, un proche du SG du parti, voient dans le mouvement un «retour du passé» qui portera atteinte aux «vrais partis du pays». En fait, le parti du Premier ministre reste sur sa réserve, mais ses jeunes ont cette liberté de dire haut, ce que les «grands» pensent tout bas. Les rares responsables qui se sont ouvertement prononcés, à l'instar d'un Larbi Messari, l'ont fait en leur nom propre. Le cas n'est pas isolé : d'autres partis parlent en filigrane, sinon en mots sibyllins. Les autres, qui se comptent sur les doigts d'une seule main le font sans trop d'effet. Thami Khiari, le chef de file du FFD, s'est longuement arrêté sur le mouvement, animé par Fouad Ali El Himma, lors de la dernière réunion du Conseil national, dimanche 3 février. Repris par presque toute la presse de la place, ses propos ont été des plus clairs?: «ce mouvement est un retour en arrière, à une époque où l'Etat faisait et défaisait la politique». Même son de cloche du côté de la gauche radicale. Le Parti socialiste unifié, et son secrétaire général, Mohamed Moujahid ont été très virulents à l'encontre du mouvement. Pire, le PSU l'assimile à un coup de grâce de la politique vu «le contexte législatif et exécutif dans lequel l'initiative a pris corps». En d'autres termes, le Modem El Himma sonne le glas à une «transition démocratique». Un constat très dur, mais qui n'en demeure pas moins partagé. Le grand frère socialiste, USFP, n'est pas loin. Certes, les amis de Mohamed Elyazghi sont partagés autour de la question, mais les annales post électoraux du parti vont dans le même sens, ou presque. Division : une partie des socialistes ne voit pas d'un mauvais œil un «rassembleur» libéral de ce que Mohamed Elyazghi a appelé de Marré. C'est-à-dire, entre un pôle de gauche et un autre de droite en cours de constitution, un troisième centriste libéral a droit de cité. Polarité exige. Cependant, le bureau politique de l'USFP, a été unanime à fustiger le «nouveau venu», et la presse du parti ne ménage pas le mouvement en donnant la parole à tous ses détracteurs. Le message est donc clair.
Spectre islamiste
Jusqu'à présent, les islamistes du PJD, gardent le silence. En tant qu'instance, les personnes et individus ne s'en cachent pas: le Modem El Himma n'est pas applaudi. Plus cool parmi tous les BCBG, Saadeddine Othmani choisit ses termes: «ce mouvement ne serait-il pas un mécanisme de contrôle et d'orientation politique» ? S'est-il demandé, sans songer à la réponse. Le message n'en est pas moins explicite. Les islamistes se sentent-ils visés ? Il y a fort à parier que c'est le spectre d'un islamisme très fort dans les prochaines échéances qui fait courir les signataires du Modem. Fait notoire, aucun islamiste, et encore moins sympathisant ne figure sur la liste des pétitionnaires. Plus, les amis de Saadeddine Othmani, et malgré les sentiments publiquement mis en scène ne sont pas près d'oublier la sortie, juste après le 7 septembre de Fouad Ali El Himma, à l'époque fort d'un score électoral sans précédent. On s'en souvient encore:
Ali El Himma n'y est pas allé de main morte pour critiquer la prise de position du PJD qui avait, gauchement, assimilé sa «défaite» à une défaite de la patrie. La suite est connue. Depuis, on présume un climat de méfiance entre les deux protagonistes. A un coup de massue, asséné par les électeurs, la classe politique semble en proie à un coup de tornade. Tout change pour ne rien changer dans son attentisme. De quoi demain sera fait ? La question n'a pas encore de réponse, et les politiques naviguent à vue.


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