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Patrimoine des télécommunications : Quand le téléphone se raconte
Publié dans La Gazette du Maroc le 07 - 11 - 2008

Un tel musée existe depuis sept ans au Maroc, qui gagnerait à être plus connu. Créé à l'initiative de Maroc Telecom, il contribue à préserver le patrimoine marocain des télécommunications et à faire revivre une histoire qui ne date pas d'hier, à travers un parcours vivant et interactif. Petite visite guidée.
C'est au début des années 80 qu'est née l'idée de créer un musée des télécommunications au Maroc, «le seul du monde arabe dans le domaine technique», précise Karim Douiri, qui nous a chaleureusement reçus pour cette visite peu commune. Pourquoi un tel musée ? Parce que le Maroc a été l'un des pionniers dans l'introduction des technologies nouvelles en la matière, et parce que le pays compte de ce fait une très riche collection d'appareils, devenus obsolètes, mais qu'il convient de sauvegarder. «Le Maroc était à la pointe du progrès au début du XXe siècle. La présence de colons rendait le développement des télécommunications nécessaire, de même que la maîtrise de nouveaux territoires. Tanger était ainsi à l'époque la seule ville au monde à être connectée à l'Europe par trois câbles!», explique M. Douiri. L'objectif du musée est donc avant tout de «préserver ce patrimoine technologique», poursuit-il. La concrétisation effective de cette idée a donc abouti en 2001 par l'inauguration d'un musée à Rabat, dans les locaux du siège de Maroc Telecom, après une minutieuse collecte de très beaux appareils, d'outils, de documents d'archives et de photos d'époque. Télégraphes, téléphones, centraux téléphoniques, terminaux, outils divers, des centaines d'objets insolites et usuels constituent la riche collection de ce lieu qui permet aux visiteurs de suivre l'aventure technologique et institutionnelle des télécommunications au Maroc. Au fil des trois salles que compte ce petit musée de 400 m2, un siècle d'histoire défile devant nos yeux émerveillés, nous replongeant avec délice dans les polars des années 50 ou à l'époque pas si lointaine des téléphones à cadran... L'itinéraire commence par une salle dédiée à l'histoire universelle des télécommunications, du télégraphe de Chappes aux centraux téléphoniques à commutation manuelle et automatique. Puis la visite s'articule autour des grandes dates de l'histoire des télécoms marocains : mise en service de la première ligne téléphonique à Tanger en 1883, avènement du télégraphe en 1907, fondation des PTT en 1913,
introduction de la radiodiffusion en 1928 et première ligne interurbaine en 1932.
Une visite didactique
et interactive
Ce qui rend ce musée particulièrement attractif, et qui en fait son principal atout, c'est assurément son mode de présentation didactique et interactif, rendu possible grâce à des équipements et des supports documentaires accessibles à toutes les catégories de public, et particulièrement aux enfants. «Le musée est vivant. Il n'est ni figé ni passif. Tous les équipements d'époque fonctionnent», indique Karim Douiri. Le visiteur a le choix entre appuyer sur un bouton, actionner une manivelle, cliquer sur une souris pour effectuer une visite virtuelle, ou décrocher l'un des nombreux téléphones qui jalonnent la visite pour écouter des explications préalablement enregistrées. À ce sujet, la responsable du musée raconte que les enfants se retrouvent démunis face aux vieux téléphones à cadran qu'ils ne savent pas faire tourner !
Tout est donc conçu pour faire de cette visite un moment d'apprentissage ludique, les différentes opérations et la présence de mannequins suscitant de manière remarquable l'intérêt du visiteur. Et l'aventure n'est pas prête de s'arrêter en si bon chemin. «Le musée a 7 ans. Dans quelques mois, il aura plus d'espace dans les nouveaux locaux de Maroc Telecom, car une grande partie de la collection est stockée en réserve faute de place». ■


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