Football - Mondial et CAN 2006 (éliminatoires). Maroc - Kenya Ce match retard a priori facile est aujourd'hui plein de risques à la suite de quelques mesures prises par l'entraîneur Baddou Zaki dans la formation de son groupe des Lions de l'Atlas privés d'éléments titulaires au profit de quelques rappelés surprises !... Le Kenya, d'abord suspendu par la FIFA avant d'être réadmis dans les éliminatoires combinés du Mondial et la CAN 2006 a fait une entrée tonitruante dans le groupe en enregistrant un beau succès à domicile qui lui a permis de se replacer en bonne position d'attente et un nouveau résultat hors de ses bases, à Rabat par exemple, le relancerait de fort belle manière dans la course au ticket qualificatif des deux épreuves précitées. C'est dire toute la motivation des Kenyans qui vont fouler la pelouse retapée du complexe Moulay Abdallah. Soit le match-piège pour les Marocains qui partent certes largement favoris mais avec une formation qui risque de souffrir de quelques failles dont notamment celle du gardien titulaire, Lamyaghri, laissé à son club, le WAC, disputant le jour-même une rencontre de la Coupe arabe des champions en Tunisie face au F.C Bizerte. Zaki a pris là un sacré risque car la sélection nationale est prioritaire et il n'a pas à prendre en considération les préoccupations, fussent-elles légitimes, des autres clubs engagés dans une épreuve internationale. Et si la tournure de ce Maroc-Kenya se résumait à une défaillance dans la cage des Lions de l'Atlas ? Baddou Zaki a d'autant plus surpris en appelant, pour la première fois le gardien du Raja, Mustapha Chadli, après l'avoir superbement ignoré depuis deux ans malgré les appels du public et les interrogations des médias. Si le rappel de Chadli a fait plaisir à beaucoup de monde, il pose problème car intervenant à un moment de baisse de régime qui lui a valu une place de... remplaçant au Raja. Or il se dit que c'est lui qui serait aligné face aux Kenyans. Souhaitons lui qu'il se surpasse et gagne définitivement une place de titulaire dans la cage des Lions de l'Atlas, lui qu'un certain Henri Michel appelait le Victor Baïda du football marocain !... L'équipe paraît assez solide avec les retours de Regragui et Kacemi sur les flancs, la forme étincelante du Strasbourgeois Essadki et la présence du trio Chemmakh-Zaïri-Hadji. Derrière, Naybet et Ouaddou, forts de leur expérience, devraient réguler les lignes arrières et relancer le jeu dans de bonnes conditions. Une victoire propulserait la sélection marocaine en tête de son groupe, juste devant la Guinée. De plus, en recevant encore deux fois, la Guinée et le Bostwana, les Lions de l'Atlas bénéficient d'une excellente chance pour s'envoler et distancer ses plus sérieux concurrents dont la Tunisie.