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La BM prône l'UMA économique
Publié dans La Gazette du Maroc le 09 - 05 - 2005


Développement régional
La Banque Mondiale a changé le fusil d'épaule en lançant des chantiers de réflexion et des débats d'idées sur fond de très large concertation avec toutes les sensibilités maghrébines mobilisées sur le front commun de la recherche partagée des tendances communes pour un développement régional. Privilégiant les poussées favorables à la constitution d'un " bloc économique solidaire " et " tripolaire " regroupant le Maroc, la Tunisie et l'Algérie.
Les argentiers de la planète, dans le cadre de leur stratégie d'assistance à l'espace MENA, ont fait leur choix en en tentant de promouvoir une " économie communautaire " au Maghreb. Comme quoi, si l'UMA politique est bloquée, "l'UMA économique" …débloque. Concrètement, la BM organise un forum maghrébin, les 24 et 25 mai à Tunis sur le thème " Emploi, Commerce extérieur, Genre et Gouvernance " en réunissant un panel d'acteurs institutionnels des trois pays, de chercheurs universitaires, de praticiens du développement, d'opérateurs du secteur privé et des membres de la société civile. " L'objectif d'une telle table ronde est d'élargir la réflexion sur les défis du développement dans les pays du Maghreb et de promouvoir le consensus autour des réformes dans ces pays ", ont expliqué les responsables du Bureau de la BM à Rabat lors de la rencontre du jeudi 5 mai.
Réduire la pauvreté…
En fait, les élites de la première institution planétaire de développement et de financement ont déjà animé un processus de rencontres comprenant des personnalités indépendantes et des acteurs associatifs. Quatre groupes de travail ont planché sur des thèmes intéressant " les échanges commerciaux, investissements et développement dans la région MENA pour une intégration à l'économie mondiale ", " pour une meilleure gouvernance dans les pays MENA en renforçant l'inclusion sociale et la responsabilité ", " les inégalités entre les sexes et le rôle des femmes dans la sphère publique " et, en dernier lieu, " la valorisation des possibilités d'emploi dans la région ". Du pain sur la planche, il y a bigrement à croire le constat accablant dressé par le sociologue Mohamed Tozy qui s'indignait en relevant que " le Maghreb et les pays arabes sont les seuls au monde où le rapport entre le PIB et l'efficacité de l'administration est inversé ". Le retard de développement accentue la pauvreté. Au moment où le commerce mondial a progressé de 8 % en rythme annuel moyen cette dernière décennie, la même tendance n'a pas été observée dans la région MENA dont l'augmentation n'a pas dépassé la barre modeste des 3 %. Les analystes de la BM pointent à l'index la prédominance d'un portefeuille d'activités traditionnelles dans les relations économiques avec le reste du monde. " Les relations économiques de la région avec le reste du monde restent axées sur le pétrole et les ressources naturelles, le tourisme et la migration de la main d'œuvre, au moment où d'autres régions sont devenues des maillons indispensables de la chaîne de production mondiale dans des secteurs dynamiques comme la technologie ou la transformation ", notent-ils. Les élites " mondialistes " sont encore plus sévères dans leur diagnostic sur la région MENA et, partant, sur le Maghreb : " cette incapacité à s'intégrer au reste du monde se traduit aujourd'hui par une faible croissance économique et un taux de chômage élevé ". Le rapport de l'institution de Bretton Woods met l'accent sur la nécessité d'un essor accéléré et soutenu des échanges commerciaux et des investissements privés pour créer des emplois afin de réduire une pauvreté " galopante ". Ces pays sont, également, invités à s'abstenir de s'appuyer sur le secteur public et sur des " économies protégées " en optant plus franchement pour une ouverture économique en direction du secteur privé.
…et promouvoir une meilleure gouvernance
Force est de constater une nette évolution, depuis une dizaine d'années, dans la mission de la BM qui a progressivement élargi son concept de " Banque de financement " à celui de " Banque de développement ". Mieux encore, la BM, sous l'impulsion du partant (il quitte ses fonctions le 31 mai courant) John D. Wolfensohn s'est approprié " une approche plus globale et intégrée du développement et de la lutte contre la pauvreté. Il a battu en brèche certains vieux tabous de la Banque en acceptant la pertinence d'appréhender la gouvernance, la lutte contre la corruption ou la réforme des systèmes juridiques et judiciaires comme autant de conditions au développement harmonieux et pérenne ", souligne Farid Belhaj, Chef du Bureau de la Banque Mondiale au Maroc. Ces nouvelles dispositions de la BM se sont traduites dans la nouvelle approche participative et axée sur les programmes de croissance orientés vers la réduction du fléau de la pauvreté. Cette position se concrétise par l'encouragement au " travail et partenariat selon une approche participative permettant l'appropriation des projets par les pays, l'engagement à obtenir des résultats de qualité, le souci d'intégrité financière et de coût-efficacité, la motivation et l'innovation ", insistent encore les responsables de la Banque. C'est pour cela que l'institution internationale a fait de l'amélioration du fonctionnement du secteur public et de la gouvernance un axe majeur dans ses stratégies d'assistance au développement des pays maghrébins. " Une bonne gouvernance signifie que les institutions fonctionnent avec la réactivité, la transparence et la responsabilité voulue. Elle est indispensable pour réduire la pauvreté et stimuler la croissance ", préconisent les argentiers de la planète. Tandis qu'une " mauvaise gouvernance " se traduit toujours par une faible ou lente croissance, des services publics peu performants et une participation limitée des citoyens à l'édification de leur avenir. C'est dans ce contexte, assurent-ils, qu'est en train de se finaliser le CAS (Country Assistance Strategy) avec le Maroc portant sur la période 2005-2009 qui devrait mobiliser un financement de l'ordre de 2 milliards de dollars en appui à l'ajustement sectoriel de certains domaines jugés prioritaires. En l'occurrence, la Santé, l'Education, l'eau et les infrastructures.
Coopération Maroc-BM
Les projets en cours
Six nouveaux projets figurent dans la stratégie de coopération entre la BM et le Royaume dans les années qui viennent intéressant les secteurs de l'agriculture, de l'environnement, de l'eau potable et de l'assainissement en milieu rural, de l'énergie, des finances et de l'habitat. Les projets ciblent plus spécifiquement le développement rural intégré des zones forestières et péri-forestières, la conservation de la biodiversité dans le Parc national du Bas Draa, l'alimentation en eau potable du monde rural, le projet de centrale thermo-solaire ainsi que les prêts de politique au développement des secteurs financier et de l'habitat.


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