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«On ne peut pas enfermer mon esprit»
Publié dans La Gazette du Maroc le 28 - 11 - 2005

Dans le couloir de la mort, il y a des hommes pas comme les autres. De ceux-là, on échafaude des légendes, on crée des histoires truffées d'imageries à la fois irrationnelles et loufoques. L'histoire de M.F. est très particulière. Il y a d'abord ce qu'en dit
le PV de la police, ce que racontent les gardiens, la version du concerné qui tire sur une peine de mort bien tassée et surtout les contes construits par les co-détenus. M.F. (c'est à sa demande que nous avons mis ses initiales) jongle entre la vie et la non-vie.
La prison, il s'en accommode sans accrocs et n'a plus aucun espoir. Quand il revient sur son crime, il en parle comme d'un épisode qui ne le concerne pas. Comme un témoin de lui-même.
Quand on dépasse les deux grands portails, peints en bleu pâle, qui séparent le monde des condamnés du monde tout court ; quand on salue le gentil gardien qui est en fait un prisonnier qui purge une peine interminable ; quand on salue ce vieux bonhomme qui s'occupe de la distribution des vivres apportés par les familles ; quand on franchit le hall qui sépare les êtres humains les uns des autres, on atterrit dans ce couloir au portail en fer qui fait office de ligne de démarcation entre ce qui est ici et ce qui est là-bas. Il faut alors laisser derrière soi les acquis d'un monde, qui n'ont aucune réelle valeur dans cette enceinte. Il ne faut surtout pas venir, chargé des codes sociaux qui n'ont de valeur que dehors, sous le soleil qui brille sur nos têtes 24 heures sur 24 pour aborder un homme qui, lui, n'y a droit que sporadiquement, une ou deux heures par jour. Il ne faut pas non plus arborer une attitude des beaux jours, ce sourire large comme s'il annonçait la naissance de la liberté pour venir serrer la main d'un homme qui, lui, a souvent du mal à décrisper ses mâchoires et faire en sorte que ses joues entament un exercice oublié depuis des années. Ici quand un homme sourit, c'est qu'il a déjà parcouru un long chemin vers l'oubli de sa condition. Le sourire est alors la plus haute marque de paix. Il ne faut pas non plus afficher cet air suffisant qu'ont certains quand ils franchissent la barrière d'une prison. Ici, il n'y a pas beaucoup de place pour les petits à-côtés de la vie.
Ici on se concentre sur l'essentiel que l'on garde jalousement de peur qu'un pied importun vienne le fouler et faire disparaître sa manne. Ici, on se plie aux règles qui régissent cet univers. Si on en est incapable, on se fait très vite rabrouer et aucune voix ne viendra faire écho à votre malheur. Ce préambule a été pratiquement dicté par M.F., une fois il s'est positionné devant nous, comme marquer le début d'une nouvelle page dans sa vie. L'air ostentatoire de celui qui veut en découdre avec quelque chose. Averti par d'autres détenus et surtout par les gardiens qui le connaissent très bien, il fallait adopter un profil bas et laisser faire. M.F. n'aime pas trop qu'on le pousse à bout. Il peut rebrousser chemin et faire semblant de ne jamais vous avoir serré la main.
Un homme seul
face au monde
Les visages passent. Ils ne se ressemblent pas. Dans ce long couloir grisâtre, il y a des corps qui circulent, qui se meuvent et semblent ne pas regarder ce qui se déroule près d'eux. À y voir de plus près, certains détenus donnent cet air d'une entité physique qui n'a plus de repères autres que ceux qui la caractérisent en tant que présence solitaire. Un corps unique au milieu d'autres corps uniques, mais qui sont soumis à une loi presque métaphysique qui a décidé qu'ils ne devaient pas, qu'ils n'allaient plus se rencontrer, ni se frotter, ni se frôler, ni se joindre pour communier ne serait-ce que l'espace d'une seconde. M.F. circule dans ces multiples espaces comme un électron libre qui se sait différent et qui l'affiche par l'attitude, le port de tête, la façon de se mouvoir.
C'est du fin fond de ce couloir où l'on bifurque à droite pour pénétrer le monde clos, secret, inimaginable, horrible, terrifiant, glacial, et chaotique de ceux qui n'attendent même plus la mort, puisqu'elle ne vient pas ou alors ne surviendra pas aussi vite qu'on le souhaiterait, que le bonhomme « qui en jette » tire sa silhouette enchantée pour venir voir le soleil de Dieu. C'est de là que surgit la silhouette d'un homme à l'œil alerte, le regard tantôt noir, tantôt souriant avec une teinte de méfiance à peine masquée, mais suffisamment claire pour faire savoir à l'interlocuteur que l'on a affaire à plus dur que soit, qu'il s'agit là de plus futé, de plus affûté, de plus coriace, de plus désespéré.
Quand il entame le virage, il lève un œil qui scrute les parages. On sent que l'homme a besoin de savoir où il va, où il met le pied, face à qui il va commencer à endosser son rôle d'homme quelconque, normal et sans histoires. Ce rôle qu'il ne veut pas oublier, cet aspect qu'il entretient, qu'il répète tel un comparse de la vie, un acteur du désastre pour continuer à espérer ou du moins garder un pied parmi la foule et un autre de l'autre côté du mur.
Très vite, la démarche aidant, une espèce de balancement des membres qui est à la fois nonchalant et très précis comme un exercice connu que le corps répète quasi automatiquement, on sent que l'homme qui avale les pas vers la sortie, n'est pas du tout le genre qui s'en laisse conter. Son attitude réclame la plus grande des vigilances. Il dit qu'il ne tolère aucun dérapage, aucun faux pas, aucune mauvaise plaisanterie. «Je ne suis pas un dur, je sais seulement ce que les gens valent. Je le sais comme par instinct, comme si Dieu me l'avait révélé. Les hommes quels qu'ils soient n'ont aucun secret pour moi. Il n'y a que dans la solitude face au vide que nous savons qui nous sommes. Et si tu as le malheur d'avoir peur de qui tu es, laisse tomber».
Le crime, un simple épisode oublié...
Son visage est fermé. Rien ne peut s'y lire. Un véritable parchemin d'alchimiste hermétique. Comment l'aborder ? Une simple poignée de main ? Un sourire et une tape amicale sur l'épaule histoire de briser la glace ? Et pourquoi ne pas afficher le même air sérieux à outrance, la même garde montée qui fait de cet homme une forteresse sur pieds? Le braver du regard, bomber le torse, raidir les muscles? Rien n'y fait, et encore moins afficher une suffisance face à un homme qui en a vu de toutes sortes… Cet homme vous donne la nette certitude dès les premières minutes de conversation que c'est un loup doublé d'un agneau. Un homme seul qui cultive sa solitude comme un jardin luxuriant pour y voir pousser des fleurs sauvages. «J'ai entendu parler de ce que votre journal a fait pour les amis ici. Mais il faut savoir que pour ma part je n'attends pas que l'on me défende. Je suis un cas désespéré. Je sais que je ne sortirai pas vivant d'ici. Et le temps se fait lent. Mais ceci est une histoire. Il faut juste savoir que ce que je dis n'engage que moi et c'est ma vérité que personne ne peut m'enlever. Ici, on a enfermé mon corps, mais ils ne peuvent pas enfermer mon esprit».
Il faut pourtant s'arrêter sur ce qui l'a mené dans ce couloir. Il faut revenir sur ce passé qu'il dit ne pas trop le préoccuper : «Des souvenirs, mais rien de plus. Il y a eu des choses que j'ai faites et c'est derrière moi. Il faut savoir s'adapter surtout à ce que l'on devient après des choses aussi fortes». Donc, il sait que les trois cadavres de femmes inhumés les uns sur les autres. Il ne racontera rien. À Nous de lui rappeler les faits et lui ne fait qu'acquiescer ou alors quand notre version des faits ne coïncide pas avec la sienne, il se rebiffe et pousse un gloussement bizarre.
L'histoire de
trois femmes
«D'abord il y a une erreur sur le chiffre. Qui vous dit que ce sont trois femmes et pas deux et pourquoi pas cinq ? Comment pouvez-vous savoir la vérité. Vous dites que vous avez mené votre enquête, et moi, je peux peut-être te donner des preuves du contraire. Mais on ne va pas jouer à ce jeu-là. Va pour trois femmes ». Ce bonhomme joue sur deux tableaux. Il peut vous impressionner par une phrase très bien construite émaillée d'une grande naïveté étudiée pour vous désarmer. Il vous laisse les rênes de la conversation, suit votre logique sans jamais se heurter à quoi que ce soit qui puisse éveiller votre doute, puis ramène le cheminement des idées vers lui, s'en saisit et fait sa route. Il alterne le sourire avec la mine grave, le regard tendre et innocent avec la profonde introspection.
Il est à la fois lui-même et son propre personnage. Cet homme est dangereux et le danger ne réside ni dans sa corpulence ni dans son regard, mais ce quelque chose d'imperceptible que sa présence laisse filtrer, comme un nuage de soupçons sur sa réalité en tant qu'être humain.
Mais les faits sont là. M.F avait une relation avec une jeune femme qui répondait au nom de Zahra. Un jour, après plusieurs mois d'idylle, Zahra disparaît. Et M.F. se met à la chercher. Zahra ne reviendra jamais. L'enquête ne révèle rien. Le bonhomme reste tranquille. Plusieurs mois plus tard, il rencontre une autre femme, Souad. Ils coulent des jours heureux jusqu'au moment où la bonne femme disparaît à son tour. M.F. remet le couvert en entamant des recherches. Il dira même aux gens que les femmes le fuient et qu'il était condamné à ne jamais être heureux. Curieux, mais tout le monde avale le morceau devant la maestria du bonhomme qui, des mois plus tard, se montre avec une autre dulcinée qu'il affiche comme un trophée pour faire un pied de nez au destin. La romance prend corps et là encore, la femme ne donne plus signe de vie dans l'entourage. Sa famille la cherche, on ameute le quartier, on soupçonne M.F qui fait mine d'être le premier surpris par l'acharnement du destin. «Je leur avais dit que les femmes ne pouvaient pas me supporter au-delà d'un certain temps. C'est vrai. Et cela avait pris, mais je crois que c'est la fréquence des disparitions qui a fait que les choses ont mal tourné pour moi. Aussi, je n'avais pas changé de domicile, je suis resté dans le même quartier et les gens avaient, il faut le dire, du mal à comprendre comment toutes ces femmes avaient disparu.»
Jusque-là, rien n'avait filtré et la police n'avait pas de preuves pour écrouer son suspect. Il fallait le surveiller. Et là, la tactique du chat et de la souris a bien marché puisque M.F, allait remettre ses aventures de disparition. «Elle aurait pu disparaître aussi. Je pense qu'elle aurait pu ne jamais revenir comme les autres. Mais bon, les choses ont pris d'autres chemins. Et nous y voilà ».
La découverte
Là, le bonhomme ne veut plus raconter son histoire. Il s'en remet aux autres et au passé. Le jour où il est pris, il ne dit rien à la police qui le laisse mariner. Il finira par déballer tout ce qu'il sait et en rajoute pour s'épurer l'esprit : «Oui, je leur ai dit ce qu'ils attendaient de moi. De toutes manières, je ne suis pas de ceux qui prennent peur dans des situations aussi graves. J'ai dit ce qu'il fallait et le reste, vous devez le connaître». Le reste, ce sont les trois cadavres trouvés les uns sur les autres séparés par une dalle de ciment dans la propre maison, au rez-de-chaussée où il habitait depuis des années. Après avoir mené une aventure à son terme avec une femme, le spécialiste des disparitions, décide sur «un coup de tête» d'arrêter net les frais. Il n'y a ni mariage en vue, ni projets d'avenir. Il faut couper court aux fausses espérances. Et là la machine infernale se met en branle. Il emmène sa dulcinée pour une dernière soirée d'amour, lui fait miroiter des jours meilleurs et fint par l'étrangler jusqu'à ce que mort s'ensuive. Il creuse un trou dans le sol de son rez-de-chaussée, enterre le corps et passe une dalle de ciment. Vient alors la deuxième femme. Toujours le même modus operandi, la même démarche pour ne pas trop allonger les rapports : «Il y a un moment où il faut savoir tout arrêter net. Elles devenaient trop encombrantes. Je n'avais pas de griefs contre elles, mais il fallait me débarrasser de tout cela». Le même rituel est orchestré, dans le même rez-de-chaussée. On fait l'amour, on mange, on se raconte des histoires, on fait des projets, et on tue la femme par strangulation. On creuse un autre trou, on place le corps, et on jette une dalle de ciment.
«Je ne pouvais risquer de sortir pour mettre un terme à toutes ces histoires. Tout est resté dans le même espace. J'étais plus tranquille de les savoir dans la maison sous le sol». La troisième victime aura le même sort que les précédentes. Et l'homme aux disparitions comptait prolonger ses manœuvres jusqu'au bout si la quatrième victime n'avait pas flairé le coup. C'est elle qui avertit la police qui n'attendait qu'un appât aussi efficace pour coincer cet homme si méticuleux qui n'a rien laissé transparaître de ses crimes.
M.F raconte tout à la police et on découvre les cadavres. Mais lui reste ambigu sur le nombre exact des victimes. Il parle de la possibilité d'autres disparitions, mais qui sait, peut-être est-ce là une plaisanterie de mauvais goût. Et le bonhomme en est bien capable.
Après moi, le déluge
M.F est un acteur au faîte de son art qui sait qui il est, ce qu'il veut, ce qu'il attend de lui-même et des autres et ce que les autres veulent de lui. Il vous sert la salade que vous voulez pour peu que vous lui montriez quel assaisonnement vous convient. Il porte une belle chemise en jeans, légèrement délavée, sur un pantalon de survêtement bleu très assorti à la chemise. Les manches retroussées, il a l'allure très décontractée et endimanchée d'un homme toujours dans le vent qui est sorti de chez lui par un week-end faire une petite marche dans le voisinage, histoire de prendre le frais. Les jambes croisées, il est là, de biais, le menton encastré dans la paume de sa main gauche, à méditer sur cette rencontre qui représente pour lui un divertissement inattendu. Quand il est lancé, il est intarissable sur son propre compte. Cette longue abondance de sarcasmes signés M.F, qui fait de l'analyse onomastique sur le thème de l'inanité d'être nommé, est devenue une deuxième nature. Il a un avis sur tout. Il peut se perdre dans des analyses sur toutes les futilités de ce monde avec autant de sérieux que s'il parlait du secret de la création, du démiurge qui a fait capoter le projet de Dieu et de Satan qui a juré de nous faire la peau à tous.
Le teint clair, les cheveux châtain étaient bien coupés, des traits beaux et réguliers, un regard franc sous des yeux marron clair, le tout surplombé par un large front qui dénote une grande intelligence.
Il dit ce qu'il veut, revient sur des passages en entier, jongle avec les mots et sourit pour marquer des pauses. À la fin de la rencontre, il jette dans la foulée, que peut-être une autre fois, il nous en dira plus. Et quand il quitte la pièce , on se rend compte que le bonhomme n'est pas un simple visage parmi tant d'autres dans la fournaise de ce couloir.


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