La numérisation de l'économie africaine apparaît comme un levier clé pour l'intégration commerciale et la compétitivité du continent. C'est le message central porté par Wamkele Mene, Secrétaire Général de la Zone de Libre-Echange Continentale Africaine (ZLECAf), lors de son intervention en marge de GITEX Africa 2026. Selon Mene, la transformation digitale ouvre des opportunités majeures pour renforcer les chaînes de valeur africaines dans l'agriculture, la santé et la technologie, tout en favorisant l'inclusion numérique des jeunes et des petites et moyennes entreprises (PME), en particulier celles dirigées par des femmes. « Le protocole de commerce numérique adopté par l'Union africaine offre à notre continent non seulement la possibilité de bénéficier des retombées de l'économie digitale, mais également de se positionner à la pointe de l'innovation numérique mondiale », a noté Mene. Ce protocole, le premier du genre à l'échelle internationale, vise à harmoniser le cadre réglementaire et à stimuler les investissements privés dans les infrastructures numériques publiques, tout en facilitant les paiements transfrontaliers interopérables. Le SG de la ZLECAf a insisté sur le potentiel économique considérable de l'Afrique, avec un marché de 1,4 milliard de personnes et un PIB combiné de 3,4 trillions de dollars. Il a rappelé que le continent détient plus de 90 % des minéraux stratégiques mondiaux, indispensables à la transformation numérique et à la production technologique mondiale. « L'économie numérique se développe rapidement, portée par le fintech, la pénétration du mobile et un écosystème de startups dynamique », a-t-il ajouté, précisant que d'ici 2050, l'économie digitale africaine pourrait atteindre 721 milliards de dollars si les investissements et la numérisation se poursuivent à grande échelle. Wamkele Mene a également attiré l'attention sur les défis liés à l'infrastructure de données, estimant que le continent devra disposer de plus de 700 centres de données d'ici 2035 pour soutenir l'industrialisation et la croissance numérique. « C'est à la fois un défi et une opportunité majeure pour attirer les investissements privés et institutionnels », a-t-il affirmé. Enfin, le SG a mis en avant la jeunesse africaine comme moteur du développement futur. « Avec une population jeune et dynamique, des millions de smartphones et une adoption rapide de la banque mobile, les jeunes Africains sont au cœur de la croissance digitale et de l'entrepreneuriat », a-t-il conclu, soulignant l'importance d'assurer leur inclusion dans l'économie numérique.