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« Le Gabon est un ami indéfectible pour le Royaume du Maroc »
Publié dans La Gazette du Maroc le 20 - 02 - 2006

L'Ambassadeur du Gabon au Maroc, François Banga Eboumi
Sans doute les relations entre Rabat et Libreville se voient-elles comme un modèle à suivre pour les autres pays du continent africain. Les deux dirigeants Sa Majesté le Roi Mohammed VI et son frère Haj Omar Bongo Ondimba ont réussi à construire une coopération privilégiée et significative dans tous les secteurs. Sa Majesté se déplace cette semaine pour la troisième fois au Gabon dans le but de conforter et d'élargir les domaines de la coopération bilatérale.
Pour l'ambassadeur du Gabon à Rabat, M. François Banga Eboumi, l'Initiative royale de développement humain est une idée révolutionnaire et salutaire.
La Gazette Du Maroc : Quel sera l'impact de la prochaine visite de sa Majesté le Roi Mohammed VI sur la coopération bilatérale entre les deux pays ?
François Banga Eboumi : Permettez-moi d'abord de situer le caractère privilégié de ces rapports entre nos deux pays. Ce sont des relations vieilles de plus de trois décennies, incarnées dans un premier temps par Leurs Excellences feu Hassan II et Omar Bongo Ondimba, et renforcées depuis lors par Sa Majesté le Roi Mohammed VI. Donc, ce sont des liens d'amitié qui se sont tissés depuis et qui se renforcent au fil du temps. Le Gabon est donc pour le royaume du Maroc un ami indéfectible.
Pour ce qui est de la prochaine visite de Sa Majesté le Roi Mohammed VI au Gabon, quoi de plus normal, les relations exceptionnelles qui existent entre les deux dirigeants, la grande amitié et la forte fraternité qui lient nos deux peuples font que, de temps en temps, et de manière régulière, des visites de ce genre aient lieu. Il est important de noter ici la fréquence des séjours du Roi au Gabon l'année écoulée ; tout un symbole.
Quelle lecture faites-vous des relations maroco- gabonaises ?
F. B .E : Une lecture simple. Une coopération tous azimuts, basée sur la recherche du bien-être des deux peuples. Le niveau des échanges n'est pas encore celui souhaité mais à la vue des récents accords et conventions signés, il n'y a pas de doute que les relations commerciales, ou simplement économiques vont s'intensifier.
L'avenir est prometteur, déjà on peut voir l'afflux des hommes d'affaires marocains qui s'intéressent au Gabon, des promoteurs marocains notamment ceux du secteur immobilier s'installent au Gabon, des voyages d'affaires sont régulièrement organisés, des experts gabonais effectuent depuis un certain temps des séjours ici, et depuis l'année dernière, les tenants de passeports diplomatiques ou de service, n'ont plus besoin de visas ; de plus de nombreux touristes gabonais choisissent aujourd'hui la destination Maroc, alors vous voyez que petit à petit certaines barrières finissent par céder et il n'y a pas lieu de penser qu'on n'arrivera pas à la libre circulation pour l'autre catégorie d'usagers, d'autres chantiers sont en cours.
Il faut se féliciter de la volonté des deux gouvernements qui traduisent dans les actes les hautes instructions des plus hautes autorités, et vous savez l'attachement de Sa Majesté à la coopération Sud-Sud.
Pour nos peuples, ces signes sont l'assurance d'une relation forte. Tout n'est pas encore parfait, comme je vous l'ai dit il y a un instant, mais comme on dit chez nous: «L'argent n'aime pas le bruit, encore moins les affaires ». Nous nous construisons, du moment qu'il y a des échanges, il y aura forcément des retombées positives.
Quel est le rôle que le Gabon peut jouer pour trouver une solution définitive au problème du Sahara marocain ?
F. B .E : Je peux vous rassurer que, depuis toujours, mon pays se trouve aux côtés de son frère le Royaume du Maroc. Le signe fort de cet engagement est sa participation à la Marche Verte sous feu Sa Majesté le Roi Hassan II. C'est dire notre ressentiment quand on voit que ce conflit continue à persister. Le Gabon et le Royaume du Maroc sont en phase et souhaitent un règlement négocié, c'est la seule solution, l'unique issue pour sortir de là où nous sommes.
Que pensez-vous des derniers rapports sur les droits de l'Homme et le développement humain au Maroc ?
Une société se construit avec le temps, au fil des générations comme on dit, et le royaume du Maroc obéit à cette trajectoire. Ce pays fait d'énormes efforts et cela se voit à travers le monde, sur le continent africain, il tient une place de choix, vous ne le constatez peut-être pas, mais son rôle de modéré dans un continent pas toujours serein est primordial et reconnu par ses congénères. Le Royaume dans son épanouissement a accompli des efforts. Ses dirigeants réalisent un véritable effort pour préserver les libertés et lutter contre les exclusions. C'est dans ce cadre que Sa Majesté a pris la judicieuse décision de lancer l'Initiative nationale pour le développement humain. Cette idée est révolutionnaire et salutaire, car elle prend en compte toutes les couches, elle vise une cohésion et une harmonie sociale. Du coup, c'est une vraie approche pour résorber la pauvreté. Pour ce qui est des droits de l'Homme, des efforts sur ce plan aussi sont entrepris, on se souvient de l'Instance Equité et Réconciliation qui vient de rendre ses conclusions. Cette réconciliation à la marocaine est exemple aujourd'hui, le royaume a donné là un exemple d'humilité aux yeux de l'opinion internationale. L'IER est même en voie d'exportation, c'est vous dire.. C'est une première dans le monde arabe, ceci grâce à Sa Majesté le Roi Mohammed VI.
L'IER a permis au pays de renforcer son arsenal judiciaire en matière de textes contre les abus et les privations de liberté. Je le répète, ce sont des avancées significatives, des initiatives que le monde entier salue et envie. Depuis l'avènement de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, il ne cesse de rechercher la cohésion, il faut du temps pour atteindre la plénitude, mais le mérite lui revient dans cette requête du bien-être de tous les Marocains.
Le Gabon en bref :
• Le 17 août 1960, le Gabon accéda à l'indépendance et devint une république autonome.
• Président : Omar Bongo Ondimba
• Etat de l'Afrique équatoriale, limité au nord par la Guinée-Equatoriale et le Cameroun, à l'est et au sud par le Congo, à l'ouest par l'océan Atlantique.
• Superficie : 267.670 km2
• La langue officielle est le français.
• Le Gabon est un pays minier très riche. La production de pétrole (14,7 Mt), sur les sites maritimes de Mandji et de Rabi Kounga, progresse. Le Gabon produit également de l'uranium (680 t), du fer (Tchibanga, Mékambo-Belinga, atteint par la branche nord du Transgabonais, amorcé à partir du port d'Owendo qui relie Libreville à Franceville), du zinc, de l'argent, de l'or, des diamants et surtout du manganèse (2ème rang mondial grâce à Moanda), évacué par téléphérique sur Mayoko, puis par le Congo-Océan vers Pointe-Noire, au Congo. Le gisement de phosphate découvert en 1989 a des réserves évaluées à 50 millions de tonnes. L'hydroélectricité fournit 80 % de la consommation d'électricité
La Gambie en bref
Plat pays de 11 290 km2 étiré sur 350 km le long du fleuve Gambie, dont les rives sont colonisées par la mangrove, ne dépassant pas 50 km en largeur, la Gambie est issue de la restitution à la Grande-Bretagne, par la France, du comptoir de Bathurst (Banjul) lors du traité de Versailles (1783).
Population et économie
Avec 1,2 million d'habitants, surtout Mandingues, Wolofs et Diolas, le pays est assez peuplé (106,2 h./km2). Les bas plateaux portent des cultures céréalières (mils et sorghos, riz) ainsi que de l'arachide et du coton. Le secteur primaire contribue pour 28 % au PIB, grâce à l'arachide (50 % de la superficie cultivée, 75 % des recettes officielles d'exportation). Mais sa production est modeste (80.000 à 100.000 t selon les années), les récoltes de coton sont médiocres et la production de riz stagne depuis 1990 autour de 20.000 t/an. Le potentiel halieutique n'est pas négligeable (75.000 t/an), mais la pêche ne fournit qu'environ 30.000 t/an.
L'économie a été stimulée par les investissements touristiques. Les hôtels construits le long du littoral avec des capitaux scandinaves procurent 46 % des ressources en devises. Le commerce officiel de réexportation, organisé à partir du port et de l'aéroport de Banjul, capitale de 240.000 habitants, contribue pour 83 % à la valeur totale des exportations. La fraude et la contrebande avec le Sénégal et le Mali animent les échanges. Les trafics illicites fourniraient 60 % des revenus totaux de l'Etat.


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