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Afrique : un potentiel considérable encore inexploité
Publié dans La Vie éco le 30 - 11 - 2017

Le nombre de projets de plus de 50 millions de dollars est en hausse de 5% en 2017. Malgré tout, le continent souffre d'un déficit considérable en matière d'infrastructures.
Le contient africain séduit les grandes entreprises de construction dans le monde compte tenu de ses besoins en infrastructures. C'est dans ce sens que le Cabinet Deloitte produit chaque année un rapport sur le secteur de la construction en Afrique, «Africa Construction Trends». Ce rapport établit un classement des grands projets d'infrastructures mis sur pied à une date donnée. Au 1er juin 2017, l'étude note une augmentation du nombre de projets d'infrastructures, conséquence du contexte macro-économique mondial et régional qui commence à s'améliorer. Ainsi, en 2017, les projets valant plus de 50 millions de dollars auront augmenté de 5%, passant de 286 à 303 projets en un an. Le coût cumulé de ces projets a atteint 307 milliards de dollars, soit une augmentation de 5 % par rapport à l'an passé.
L'Afrique de l'Ouest est la région qui affiche le nombre le plus important de projets (97). Ceux-ci ont un coût cumulé de 98 milliards de dollars, soit l'investissement le plus important à l'échelle régionale. Après l'augmentation significative du nombre de projets en Afrique du Nord, signe avéré d'un renforcement de la confiance dans la région dont l'instabilité politique s'est résorbée, 25% des investissements y ont été alloués, soit 77 milliards de dollars. L'Afrique du Sud est le pays ayant le plus de projets avec 87 projets, soit 29% des investissements en Afrique. Pour sa part l'Afrique de l'Est accapare 11% contre 3% pour l'Afrique Centrale. Les secteurs des transports, de l'immobilier et de l'énergie sont respectivement les principaux moteurs de la croissance du secteur, représentant à eux seuls 233 projets, soit 78 % des projets du continent.
Mais bien que les investissements dans le continent aient augmenté cette année, l'Afrique reste un vaste chantier toujours en manque d'infrastructures. A cet effet, la Banque mondiale note que la croissance du PIB par habitant en Afrique augmenterait d'environ 1,7% par an si la région comblait l'écart avec la médiane du reste du monde en développement (2,6% par rapport aux meilleurs performants mondiaux). Le continent a besoin de 93 milliards de dollars par an pour combler le déficit des infrastructures, soit 15% du PIB, selon la Banque africaine de développement (BAD). Mais les dépenses totales représentent à peu près la moitié, ce qui laisse un déficit de financement d'environ 50 milliards de dollars. A titre d'exemple, les besoins sont estimés de 4 à 5 milliards de dollars au Kenya, 8 milliards en Tanzanie, de 4,5 à 8 milliards de dollars en Afrique du Sud.
Avec des déficits importants dans les budgets nationaux, les gouvernements africains se tournent de plus en plus vers les partenariats public-privé pour combler le déficit de financement. Les investissements étrangers soutenus par un cofinancement collaboratif avec des institutions de financement du développement offrent la perspective de capitaux nécessaires pour financer les industries, construire des infrastructures, fournir des équipements sociaux et créer des emplois. Au cours des dix dernières années, le continent a accueilli favorablement les partenariats dans de tels projets d'infrastructure, la construction de routes, de ponts et de barrages. Il existe également des partenariats dans les domaines de la production d'énergie, des énergies renouvelables et des télécommunications.
Grâce aux partenariats public-privé, le Maroc, le Rwanda, la Côte d'Ivoire et quelques autres pays peuvent se vanter d'infrastructures de classe mondiale. Et les entreprises nationales dans le secteur ayant ciblé le marché de l'Afrique ont relevé de véritables défis, car réaliser des projets en Afrique suppose de faire face à un ensemble de contraintes.


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