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Comportement des collègues, organisation personnelle, désagréments …, ils racontent leur vie dans un open space
Publié dans La Vie éco le 20 - 04 - 2009

Rachida B. Responsable communication, «Il n'y a pas d'intimité dans un open space»
Je préfère un bureau individuel. J'ai eu l'occasion de travailler dans un open space et j'ai vécu le calvaire. Pas d'intimité, pas de respect d'autrui : on est guetté à chaque mouvement. Le pire, c'est quand on est «contraint» d'écouter les conversations téléphoniques privées des autres. Chaque matin à huit heures et demie, ma collègue d'en face prend le téléphone pour voir si la nounou s'occupe parfaitement de son bébé. Elle peut rester une bonne partie de la journée à passer des communications privées. En plus, elle a la manie de parler fort au téléphone.
Ce qui me gêne aussi dans cet espace, c'est le fait d'être souvent dérangée par les collègues comme si j'ai l'obligation de répondre à toutes leurs sollicitations. Comme je suis trop serviable, je donne l'impression d'être disponible en permanence. Il faut parfois que je prenne mes distances pour qu'on ne me dérange pas.
Parfois, je mets mon casque pour faire semblant d'écouter de la musique. C'est ma façon de créer ma bulle. J'ai aussi pour habitude de faire des pauses de cinq à dix minutes toutes les deux heures en allant prendre un café ou en sortant prendre de l'air.
Hakima Yazidi Commercial, «Vivre dans un open space exige une bonne conduite»
Les entreprises connaissent actuellement des chamboulements sur le plan organisationnel. Elles recherchent dans les open spaces plus de convivialité, plus de partage, plus de communication et donc plus de facilitation des relations interpersonnelles…
Il ne faut pas oublier non plus qu'on passe plus de 8 heures au bureau, c'est dire qu'on doit y retrouver une ambiance conviviale. Certaines entreprises ont déjà compris cette préoccupation et n'hésitent pas à donner à leurs employés la liberté de donner une touche personnelle à leur environnement immédiat.
Néanmoins, un espace commun peut constituer un enfer pour certains. Nuisances sonores, formation de clans, fumée…, des perturbations en tous genres peuvent s'y produire. Ce qui est contraire aux exigences d'une vie en groupe. Les bonnes pratiques doivent émaner aussi bien du management que des employés. Quelle que soit la volonté de s'affirmer, il y a des concessions à faire pour pouvoir travailler dans un bureau partagé.
Mohamed Benchekroun Responsable administratif, «J'aime travailler dans un espace ouvert»
J'aime travailler dans un espace ouvert. On se sent dans une dynamique de travail et c'est plus motivant. Le fait d'avoir des gens autour de soi permet de décompresser par moments, faire des pauses, raconter des blagues… Le seul inconvénient, c'est de ne pas pouvoir être concentré. J'ai un rythme de travail différent des autres collègues. Par exemple, les fins de mois sont importantes parce que je dois préparer la paie, faire le suivi des dossiers maladie et prévoyance …Ce qui requiert beaucoup de concentration. L'idéal est d'avoir un espace de travail plus grand où chacun a son territoire privé.


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