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Le PSU ambitionne de «réinventer» une gauche qui le snobe
Publié dans La Vie éco le 21 - 03 - 2023

Né des entrailles de l'OADP, le PSU se retrouve seul. Passées les tentatives ratées d'«unification», le parti a consommé sa rupture avec la FGD. Récit d'un parcours sinueux.
Tenter de «remonter» l'histoire du Parti socialiste unifié (PSU) relève d'une gageure, tellement il a traversé les péripéties depuis sa naissance «officielle» en 2005. Une date qui n'occulte nullement les balbutiements qui remontent au parti des quatre bougies, qui avait réuni, au sein du parti de la Gauche socialiste unifiée, l'OADP, Mouvement pour la démocratie, les Démocrates indépendants et «autres sensibilités de gauche». Mais, le PSU, en tant qu'entité fédérée entre le GSU, PADS, Fidélité à la démocratie et CNI (ces deux derniers ayant été issus d'une scission d'avec l'USFP, suite aux effets d'entraînement du fameux 6e congrès), aura connu une histoire qui va de rupture en rupture.
Or, l'histoire de ce regroupement, qui tendait vers une certaine forme de «fusion», a été émaillée d'une série de confrontations entre ses «têtes pensantes». Ce qui avait débouché sur «l'implosion de l'ambition unitaire». Le commentaire d'un militant qui a vécu l'expérience, des années après, résume l'état d'esprit : «Outre la confrontation des egos, il y a à la base un problème d'appréciation quant à l'idée même d'unification !».
En effet, le soubassement ayant prévalu, en 2002, est que le discours des parties prenantes tendait à mettre en avant l'idée de l'unité fusionnelle. «Alors qu'il aurait été plus judicieux d'opter pour une démarche unitaire certes, mais de nature à ne pas être tentée de diluer les différences entre ses composantes», nous dit ce militant qui a pris ses distances avec la formation.
La femme forte du parti, qui assène qu'il n'y a pas de vrais partis dans le pays, sauf le sien, préfère avancer que l'ambition unitaire a capoté du fait que les composantes concernées étaient plus obnubilées par la distribution des rôles que par le partage d'un projet. Encore faut-il que ce projet ait existé ailleurs, sauf dans la littérature partisane. C'est ce que Nabila Mounib, unique représentante de son parti à la première Chambre du Parlement, tente de développer dans chacune de ses multiples sorties «sans jamais révéler, clairement, en quoi cela consiste !».
Une séquence aussi qu'il est difficile de cerner tellement les récits des uns et des autres acteurs, qui y étaient, divergent. Le même schéma qui a également prévalu pour la Fédération de la gauche démocratique (FGD) quelques années après ! Mais, c'est d'une autre paire de manches qu'il s'agit. Dans la foulée, le nom du PSU est devenu étroitement lié à celui qui est au gouvernail depuis.
Au fil des ruptures...
Tout au long de son parcours, Nabila Mounib, qui a grandi dans l'ombre du fondateur de l'OADP, Mohamed Bensaid Ait Idder, a dû batailler dur pour se trouver propulsée à la tête du PSU, puisqu'il fallait qu'elle patiente jusqu'à la tenue du congrès de 2012 lorsqu'elle succède à Mohamed Moujahid. Et malgré une confrontation acharnée, notamment avec Mohamed Sassi, la secrétaire générale du parti de la bougie se verra confier un nouveau mandat pour mener sa formation. Dans un parti, soit dit en passant, où la pratique démocratique est le reflet exact du discours prêché à sa tête, la secrétaire générale aurait déjà passé le flambeau il y a trois ans, au terme des deux mandats réglementaires.
Bref, nonobstant les «divergences d'appréciations», pour reprendre l'expression courante et non moins laconique dans le langage politique, les ponts n'ont été coupés que lorsque Nabila Mounib, qui avait pourtant lancé la campagne électorale de ce rassemblement en 2016, décide, à la veille des législatives de 2021, de faire cavalier seul. Là encore avec beaucoup de bruit. Coup de théâtre en 2022. La secrétaire générale du PSU, qui n'a eu de cesse de répéter qu'elle ne briguerait pas un troisième mandat, annonce le retrait de son parti de la FGD. Ce qui n'a pas manqué de créer de nouveaux remous au sein du PSU. Là encore, l'on assistera à un branle-bas de combat traduit par la défection de nouveaux éléments pour qui la leader «n'en faisait qu'à sa tête en prenant des décisions jugées unilatérales, voire mono-centralisées, tout en engageant les instances partisanes». épilogue de ce long feuilleton aux multiples rebondissements, le parti, qui se présentait comme porteur du projet d'«unifier», se retrouve seul. Notamment au moment où les anciens compagnons de route ont opté pour la constitution d'une «entité fusionnée».
Rêve en rétro...
Toujours est-il que la secrétaire générale sortante n'en démord pas. Tout en prenant à partie les initiateurs de la «nouvelle coalition», elle garde éveillé son rêve d'unifier la gauche, voire de la «réinventer».
Pour référence, Nabila Mounib sort, souvent, le récit de la Koutla Ad-Dimokratia (Bloc démocratique), comme modèle de coordination entre les partis de la gauche. Maintenant, non seulement la Koutla des années 1990 était «inscrite» dans une démarche conjoncturelle, mais elle n'avait rien d'une union, encore moins de la gauche !
Visiblement, les séquences qu'a connues la formation, qui a tenté un rapprochement, sous l'intitulé de «coordination» avec le PPS, n'auront pas influé sur l'évolution, en termes de vision et d'approche terrain, du PSU.
Tant et si bien que depuis le départ, avec fracas, d'une ribambelle de «grands calibres», dont un certain Omar Balafrej, ancien député, c'est plutôt le «brouillard» qui occupe le devant de la scène, alors que la formation prépare son 5e congrès. Serait-ce un moment d'inflexion ou une étape s'inscrivant dans la continuité ? Le tableau de bord qui sera adopté le dira! Pour ce faire, il va falloir attendre les «outcomes» du livrable de la commission préparatoire.

Le congrès sur un feu doux !
«Le 5e congrès pour septembre si tout va bien!». C'est un peu la formule qui circule dans les rangs du PSU. En effet, la grand-messe qui était prévue pour janvier dernier n'a pas eu lieu. Reportée une première fois pour juillet prochain, elle n'aurait finalement lieu qu'en septembre. Sauf que dans les locaux du siège du parti, Cité Maréchal Ameziane, rue d'Agadir à Casablanca, rien n'indique qu'un grand rendez-vous pointe à l'horizon. Au point que certaines voix indiquent qu'un nouveau report pourrait intervenir d'ici-là.
La commission préparatoire planche toujours sur les documents qui seront soumis aux congressistes. Ces mêmes documents qui devront dévoiler les orientations du parti, que ce soit sur le plan idéologique, économique ou encore son positionnement sur l'échiquier politique. Mais tout indique que la formation de la bougie resterait «fidèle à ses marqueurs» et qu'«il n'y aurait pas de rupture en vue». Côté organisationnel, en revanche, le parti dit s'acheminer vers une approche décentralisée basée sur l'action de ses antennes beaucoup plus que sur les décisions prises au niveau de sa direction nationale.


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